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Burkina/ UAS: Les marches du 16 Septembre auront-elles lieu?

Roch comme Blaise à la veille de l’insurrection

28/05/2019
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Certains n’hésitent plus, sur les réseaux sociaux et même dans des médias à comparer l’affaire de déclassement d’une partie de la forêt de Kua à celle de la révision d’e l’article 37 de la Constitution avant l’insurrection populaire. Aussi, du coup Roch Marc Christian Kaboré, son pouvoir et son parti le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) semblent se trouver dans la même situation que Blaise Compaoré, son pouvoir et le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) avant l’insurrection populaire.

Tout comme vouait aux gémonies tous ceux qui soutenaient la révision de l’article 37, ceux qui soutiennent le déclassement d’une partie de la forêt sont tout de suite contredits, si on ne les insulte pas sur les réseaux sociaux. Sur la question, les Burkinabè sont divisés, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Autant la question de la révision de l’article 37 avait opposé les Burkinabè, autant le déclassement d’une partie de la forêt de Kua oppose les Burkinabè. Ce n’est pas être un oiseau de mauvais augure que de dire que la situation est assez préoccupante.

Autant les colonnes des journaux et les sites des journaux en lignes étaient inondés de points de vue aussi divergents les uns que les autres, autant ils le sont aujourd’hui. Autant des Burkinabè avaient perdu confiance au régime de Blaise Compaoré, autant ils le sont à l’endroit de Roch et de son régime. Comme si, en quelque quatre ans, la sympathie qui a précédé son élection a fondu comme du beurre au soleil.

Face à la question, il va falloir anticiper en attendant l’étude d’impact environnemental qui est commanditée. Il est évident que dans la posture dans laquelle se trouvent certains Burkinabè, ils n’approuveront pas les résultats de cette étude si elle venait à conclure que le site peut être déclassé pour la construction du Centre hospitalier universitaire de Bobo. Autrement dit, on est aujourd’hui, toujours comme en 2013-2014 face à la loi (la légalité) qui autorise le classement et le déclassement d’une forêt et la légitimité (l’opportunité) de classer ou de déclasser.

A l’analyse, la crédibilité du pouvoir se trouve dans le choix qu’il opérera. S’il estime qu’il est suffisamment fort, il décide de déclasser si toutefois l’étude l’autorise. S’il estime qu’il est mandant du peuple et qu’il doit tenir compte de ses observations, il opte pour un autre site. Dans un cas comme dans l’autre, il peut en tirer profit comme il peut aussi perdre de son autorité et courir à sa perte, comme ce fut le cas avec Blaise Compaoré. Car, un pouvoir qui revient fréquemment sur ses choix montre aux yeux de l’opinion que soit il ne prend pas toutes les mesures nécessaires pour étudier ses dossiers soit il est en difficulté. En tout cas, si ce n’est l’un c’est l’autre cas. Blaise Compaoré et son pouvoir étaient plus en difficulté parce qu’en face, personne ne voulait les écouter, même quand ils avaient raison. La suite, on la connaît.

Dabaoué Audrianne KANI



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