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Burkina/ UAS: Les marches du 16 Septembre auront-elles lieu?

Si jamais il arrivait quelque chose à Djibrill…

31/05/2019
00:00

Pour dédouaner le gouvernement dans le cas Djibrill Bassolé dont l’état de santé nécessite une évacuation à l’extérieur du Burkina (à en croire ses avocats), le ministre de la justice, garde des sceaux, Réné Bagoro a justifié qu’il ne relève pas des prérogatives du gouvernement de décider si oui ou non Djibrill Bassolé doit être évacué. Pour lui, c’est le président du Tribunal militaire qui, en toute indépendance est pourvu d’un tel pouvoir. Quand on sait que le tribunal militaire, juge du procès du putsch manqué, devant lequel comparait Djibrill Bassolé est suspendu à cause de la grève des avocats, on peut die que celui-ci doit encore attendre. A quelle échéance?

Pour sa part, au cours de sa conférence de presse du mardi 28 mai de la semaine courante, l’Opposition politique a expressément accusé le pouvoir d’avoir «programmé la mort de Djibrill Bassolé».

Qu’adviendra-t-il, dans un tel contexte, s’il arrivait effectivement quelque chose à l’ex-ministre des Affaires étrangères, premier Général de gendarmerie du Burkina? On entend dire que ce sont les avocats de Djibrill qui doivent interpeller leurs collègues qui sont en grève. Mais s’est-on au moins posé la question de savoir que c’est parce que le même gouvernement, selon les avocats «ne respecte pas le droits de l’hommeet ses engagements » que la grève des agents des Gardes de sécurité pénitentiaire a été enclenché? En outre, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux aura-t-il le temps d’expliquer tout ce qu’il dit actuellement si Djibrill Bassolé venait à mourir en détention?

Il est vrai que les Burkinabè ont exigé et obtenu (?) la séparation des pouvoirs judiciaire, législatif et exécutif. S’il est vrai que dans cette séparation des pouvoirs l’influence du dernier sur le premier est tacite, le cas de Djibrill Bassolé ne nécessite-t-il pas un traitement particulier puisque nous sommes dans un contexte d’exception? Pense-t-on dans le pire des cas, que les opinions nationale et internationale tendront l’oreille pour écouter toutes ces justifications? Les Burkinabé (c’est l’évidence même), ne font plus confiance à leurs dirigeants. Feront-ils le contraire «en cas de cas»? Pas si sûr! C’est pourquoi, le président Roch Marc Christian Kaboré et son pouvoir doivent prendre toutes leurs responsabilités et assurer à Djibrill Bassolé sa santé. C’est parce qu’il est vivant qu’il comparait devant un tribunal. C’est parce qu’il est vivant qu’on recherche auprès de lui la vérité. A moins qu’on veuille taire avec lui certaines vérités sur les événements des 30 et 31 octobre, puis du coup d’Etat du 16 septembre.

Ce qui serait malheureux car les Burkinabè, dans leur soif de vérité, veulent que tout soit connu et dit afin de baliser les voies du pardon et de la réconciliation. Indispensables pour construire ensemble la nation et espérer le développement et le progrès économique et social.

Dabaoué Audrianne KANI

 

 



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