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4059 élèves fictifs, il faut sanctionner au moins une fois en passant !

03/06/2019
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Monsieur le ministre, ne vous contentez pas de la reprise des documents. 432 établissements contrôlés. 4059 élèves fictifs détectés. Une économie de 203 millions de F CFA pour les caisses de l’Etat. C’est le résultat d’un contrôle effectué dans des établissements du pays par le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro. Certains établissements n’ont pas pu être contrôlés pour des raisons de sécurité, à en croire le ministre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la moisson est bonne. Pour la seule année, l’Etat économise 203 millions de FCFA. Mais depuis combien d’années cette situation existe-t-elle? Certainement, depuis longtemps. Combien de millions l’Etat a-t-il perdu alors que son objectif ici est de subventionner des enfants afin qu’ils puissent bénéficier de petits moyens pour poursuivre leurs études! Malheureusement, par la cupidité de certains fondateurs d’établissements, on perd de l’argent. C’est pourquoi, le ministre qui a demandé de reprendre les effectifs pour les conformer à la réalité ne doit pas s’arrêter-là. Des sanctions exemplaires doivent être prises à l’encontre de tous ces fondateurs et tous ceux qui les ont accompagnés à trafiquer leurs effectifs, juste pour empocher frauduleusement de l’argent public. C’est du vol, c’est du pillage de deniers publics, c’est du faux en écriture public, c’est de l’escroquerie… Tout cela est puni par la loi. Si ces fondateurs ne reçoivent pas des sanctions, c’est que l’Etat est complice. On pourrait ainsi même dire qu’il encourage cela.

Si ces fondateurs d’établissements en sont arrivés à présenter de faux effectifs pour gruger l’Etat, il faut croire qu’ils sont aussi capables de présenter de faux effectifs aux examens et concours et qu’ils sont, par la même occasion, capables de «faire couler du pétrole» pour avoir de bons résultats aux examens. L’Etat ne doit pas avoir la main légère face à de tels comportements. Surtout qu’ici, il s’agit de l’éducation où on doit donner le bon et le vrai exemple.

On a l’habitude de dire que l’éducation est un sacerdoce. Les enseignants le savent très bien. Car, on n’y va pas pour se faire de l’argent. On y va parce qu’on a envie d’éduquer, de donner le savoir et de former les hommes de demain. Si cela est valable pour les enseignants, il l’est aussi pour les fondateurs d’établissements privés et les encadreurs qui y travaillent. Si tel n’est pas le cas, il faut aller ailleurs chercher son argent. Le système éducatif d’une nation est tellement important qu’on ne doit pas laisser n’importe quel premier venu s’en occuper. Les fondateurs qui font pousser des établissements comme des champignons dans nos villes et campagnes doivent subir des contrôles stricts pour ne pas hypothéquer l’avenir de nos enfants et de toute la nation. Partout où il y a dysfonctionnement, si on ne peut redresser, il faut fermer. Tout simplement. Aucun parent d’élève ne voudrait voir son enfant éduquer dans des conditions approximatives. Alors qu’on ne nous impose pas la médiocrité.

Dabaoué Audrianne KANI



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