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Union pour la république (UPR) : Les militants se sont réconciliés dans le Mouhoun

11/06/2019
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Les militants de l’Union pour la République (UPR) du Mouhoun se sont retrouvés samedi 1er juin dernier au siège de leur parti au secteur n° 5 de Dédougou. Objectif: réconcilier les cœurs pour permettre à l’UPR de rebondir.

Un soleil nouveau se lève à l’Union pour la république (UPR) dans la province du Mouhoun. Des militants, en majorité des conseillers et anciens conseillers municipaux et des leaders du parti ont décidé de mettre de coté leurs rancœurs pour parler désormais le même langage. De l’avis de ces derniers, «le moment est venu de tourner dos aux querelles intestines et aux incompréhensions de tous genres pour permettre au parti de briller de nouveau». «L’UPR,c’est le parti qui a contribué au bonheur des populations de la province et même au-delà.Pour cela, nous devons lui donner l’occasion de reprendre sa place de parti leader », a expliqué Emmanuel Dakuyo, l’un des initiateurs de la rencontre. Pour l’ancien conseiller municipal de l’UPR dans le village de Soukuy qui s’adressait aux nombreux militants venus des villages environnants et de Dédougou pour prendre part à cette journée de réconciliation:« ce sont nos rancœurs, nos prétentions et nos préjugés qui ont contribué à affaiblir le parti; la situation était perceptible avant même l’insurrection populaire». «Si nous acceptons de nous réconcilier, ça veut dire que nous voulons regarder désormais dans la même direction», a fait observer monsieur Dakuyo. Ils sont nombreux les militants et anciens militants du parti qui s’inscrivent dans cette dynamique. La bonne nouvelle et qui a réjoui plus d’un, c’est que presque tous les militants qui avaient claqué la porte au lendemain des événements du 2014 en faveur d’autres partis politiques ont pris l’engagement séance tenante de revenir à l’UPR. C’est l’exemple de Kafa Coulibaly, ancien élu du parti dans le village de Baron aujourd’hui élu sous la bannière d’une autre formation politique. « J’ai décidé de repartir à l’UPR par devoir de reconnaissance parce que de ce parti, j’ai tout obtenu», se justifie t-il. Et a Abdoulaye Dianda, un natif du village de Fakouna de renchérir: «même si j’étais parti, mon cœur est resté à l’UPR tout ce tempspour tout ce que le parti a fait pour ma famille et moi».

« L’initiative doit inspirer le niveau national»

C’est surtout après l’insurrection populaire de 2014 que le parti de l’ancien ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Toussaint Abel Coulibaly fera face à des difficultés en son sein dans le Mouhoun. Mais la plus grosse difficulté a été inéluctablement l’absence de cohésion entre les militants de base et entre ces derniers et leurs leaders. Ces divergences nées, vont contribuer à affaiblir le parti. En témoigne les résultats des dernières élections locales. L’UPR compte à ce jour une dizaine de conseillers au sein du conseil municipal de Dédougou alors qu’en 2012, le parti était majoritaire dans la commune avec 6000 voix et une trentaine de conseillers (plus de la moitié du conseil municipal). C’est à juste titre que la formation politique s’était accaparée de la mairie. «Lorsque toutes ces personnes qui ont travaillé ensemble pour obtenir ce résultat se sont dispersées par la suite pour un motif ou pour un autre veulent se réconcilier pour pouvoir repartir de plus belle, ça veut dire quelque part qu’ils ont confiance à leur leader qui est ma personne», s’est réjouit le président de l’UPR, espérant toutefois que l’initiative des militants va inspirer le niveau national.

«C’est écrit dans la Bible et le Coran»

Invité spécialement à cette journée de réconciliation, maître Toussaint Abel Coulibaly a en outre fait remarqué «qu’on ne peut pas continuer à prier Dieu sans se réconcilier avec nous-mêmes et avec nos semblables et penser que dieu va exhausser». «C’est écrit dans la bible et le coran et nous devons nous adapter à ces prescriptions divines et le Burkina se portera mieux», a-t-il recommandé. Raison de plus pour lui d’inviter ses militants à persévérer dans l’effort de la paix et de la réconciliation parce que selon ses dires, la région de la Boucle du Mouhoun croule sous le poids de la division depuis belle lurette à cause des querelles politiques et de leadership. «Tout cela se fait au détriment du développement», a déploré l’ancien ministre.

Ousmane TRAORE



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