Attaques terroristes et conflits intercommunautaires, c’est dur…

11/06/2019
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Une centaine de morts au Centre du Mali. Une attaque perçue par certains observateurs comme une «vengeance» de la communauté peule sur celle des Dogons. On se rappelle qu’en début d’année, la communauté peule avait enregistré elle aussi 127 morts suite à des attaques perpétrées par les Dogons. Si tel devait être le cas, il faut dire qu’au Mali on est parti pour le chaos, pour ne pas dire un véritable conflit intercommunautaire entre Dogons et Peuls. Conflit dont on peut facilement imaginer les conséquences pour le Mali, mais également pour des pays comme le Burkina Faso.

Au Burkina Faso, chez nous, ce sont dix-neuf personnes qui ont été tuées à Arbinda dans le Nord. C’est le bilan bien macabre (non encore officiel au moment où nous tracions ces lignes) d’une attaque terroriste dans cette commune qui est connue pour les attaques contre les populations. On se rappelle comme hier qu’en avril dernier, c’est 62 personnes qui avaient été tuées dans la même commune après des attaques terroristes suivies d’affrontements intercommunautaires. Quand on considère ces deux pays, entre dimanche 9 et lundi 10 juin, les attaques terroristes et les conflits intercommunautaires ont fait encore des morts. Malheureusement, ce n’est pas la première fois que des attaques sont opérées et des conflits intercommunautaires ont lieu dans ces deux zones. C’est la preuve que le mal s’y est profondément installé. Malheureusement, ça risque de ne pas être les dernières attaques auxquelles on assiste dans les deux localités. Malheureusement, on a l’impression que les pouvoirs publics, sont si affaiblis, ne pouvant plus bander les muscles, ils regardent ou laissent faire. N’y a-t-il donc pas de solutions? Est-ce à dire que tous les efforts; toutes ces opérations de nos forces de défense et de sécurité, en collaboration avec les forces étrangères (françaises ou américaines) n’arrivent vraiment pas à stopper ces fous de la mort? Faut-il vraiment craindre pour la suite? Certainement puisque depuis le Nord, les populations n’hésitent plus à descendre vers le Centre pour ne dire le Sud à la recherche de zones plus sécurisées. Si tel devait être le cas, faut-il donc croire que les terroristes sont en train de gagner du terrain?

Au Burkina Faso, ces énièmes attaques d’Arbinda ont eu lieu au moment où le chef d’Etat-major général des armées félicitait ses hommes pour le travail remarquable qu’ils sont en train d’accomplir sur le terrain dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Au Mali, c’est au moment où le gouvernement s’est dit ouvert au dialogue que ces attaques ont eu lieu. Mieux, un gouvernement d’ouverture a été formé pour prendre en compte toutes les composantes sociopolitiques du pays. A l’analyse, les terroristes ont en tête de saper tous les efforts qui sont faits non seulement pour la paix et la cohésion dans les deux pays, mais également annihiler tous les efforts de développement. C’est dire que la lutte doit prendre une autre dimension et engager d’autres moyens si on veut des résultats probants.

Dabaoué Audrianne KANI

 



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