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Vérité relative : Le désordre qui nous tue

12/06/2019
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Commune de Bobo-Dioulasso. Un conseiller municipal défie le conseil municipal. Pire, il va écrire au maire pour dire que le conseil municipal qui la responsabilisé à son poste n’a pas pouvoir de lui demander des comptes. Un autre conseiller, ayant approuvé la position de l’exécutif communal par rapport à la forêt de Kua, remet publiquement cette position en cause. Ce dernier n’est pas sanctionné aussi. Les deux conseillers ont l’onction directe ou indirecte. Ce qui se passe à la mairie de Bobo-Dioulasso, est à l’image du pouvoir central au Burkina. Les lois existent, mais rarement appliquées. Elles ne sont appliquées que lorsqu’elles arrangent les décideurs du moment. Ce désordre dans la gouvernance est l’un des maux qui accentuent la souffrance du bas peuple. Marquons une halte du côté du logement. A Ouagadougou, tout comme à Bobo-Dioulasso, des habitations de Burkinabè ont été démolies. Car les gouvernants trouvent qu’elles sont illégales. Plusieurs familles se sont ainsi retrouvées dans la rue, sans avoir un abri. Pendant ce temps, des maisons à Ouaga 2000, à Bobo 2010 et dans d’autres localités du pays ne sont occupées que par des reptiles et autres cafards. Parce que tout simplement, des dirigeants qui ne manquent de rien, de par leur désordre ont créé cette situation. Pendant que des localités dites greniers du Burkina, manquent de routes pour écouler leurs produits, dans des quartiers peu peuplés se concentrent plusieurs routes bitumées. Ouaga 2000 et Bobo 2010 en sont la preuve. Pendant ce temps, de Dandé (Houet) à N’Dorola (Kénédougou), des producteurs agricoles qui nourrissent plusieurs Burkinabè, ont des produits qui pourrissent. De Koundougou (Houet) à Solenzo (Banwa) des éleveurs et des agriculteurs sont obligés de produire moins parce qu’ils ne pourront pas écouler leurs productions. Les exemples sont légion.

Le désordre burkinabè est un mal qui tue le mieux-être de plusieurs citoyens. Pendant que la loi interdit le lotissement à Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou jusqu’à nouvel ordre, des promoteurs immobiliers (des riches) sont autorisés à construire dans ces deux cités des habitations qu’on vend à des familles nanties. Du coup, les pauvres qui ont réellement besoin de toits au-dessus de leur tête, sont exclus. Tout est fait de sorte que, la souffrance des pauvres s’accentue et les riches, autrement dit, les décideurs demeurent dans leur opulence. Tôt ou tard, la vengeance va s’imposer. Le peuple meurtri finit toujours par prendre son destin en main. Alors pourquoi ne pas corriger le tir pendant qu’il est temps, que de continuer de fermer les yeux sur la réalité? En tout cas, le temps a toujours eu raison de nous, quant aux actes que nous posons. Osons le changement courageusement et positivement.

Souro DAO/ daosouro@yahoo.fr



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