Flash Info 

Burkina/ UAS: Les marches du 16 Septembre auront-elles lieu?

ENTRETIEN : Rencontré sur les lieux du sit-in (cours de la Rtb2), Crépin Poda, Secrétaire Général du Synatic section Hauts-Bassins donne des éléments d’explication

13/06/2019
00:00

«Nous sommes aujourd’hui en sit-in de 48 heures, pour dire non à la position du gouvernement par rapport au passage de la RTB et des Editions Sidwaya au statut de société d’Etat. La loi a été votée en 2015. L’étude relative à cette loi a été effectuée par des cabinets privés. Il en ressort une panoplie de propositions dont la première est de passer à la société d’Etat avec 795 agents de la RTB. La deuxième option (celle du gouvernement) est d’y aller avec la moitié du personnel.

Aller à la société d’Etat avec tous les 795 agents RTB

Nous nous mobilisons ce matin pour dire non à cette deuxième option! On ne peut pas aller à la société d’Etat avec seulement la moitié des effectifs. L’option du Synatic est d’aller tout de suite et maintenant à la société d’Etat avec tous les 795 agents. Quand le gouvernement parle du nombre pléthorique des agents, nous répondons que société d’Etat suppose une application de la loi en la matière. C’est à partir de là que le processus de mise en place de la société d’Etat doit s’effectuer progressivement. Si la loi n’est pas appliquée en ce sens, c’est du dilatoire de la part du gouvernement. Le processus doit commencer par une application de la loi au sens d’y aller tout de suite avec tous les 795 agents. Le Synatic est ferme là-dessus!

Incidences

Une société d’Etat bouleverse les incidences fiduciaires et indemnitaires des agents. C’est une grosse machine qu’il faut mettre en place pour qu’on puisse produire et se financer. Il faut l’accompagnement de l’Etat comme à l’ONEA ou à la SONABEL. Les 25 milliards pour notre accompagnement, c’est pour construire notre siège et rehausser notre plateau technique. La dernière commission qui a été mise en place impliquant les ministères de l’Economie et des Finances, de la Communication, du Commerce a convenu qu’avec les 795 agents, il n’y a pas de problème. Mais comment mettre en place cette société d’Etat? Premièrement, mettre la loi en vigueur. Après cela, on peut progresser vers la société d’Etat. La mutation va se faire de façon progressive.

Tout de suite et maintenant

Nous voulons une application immédiate de la loi, tout de suite et maintenant, parce qu’on a trop attendu. Et on nous fait tourner en rond à ne plus en finir, avec des cabinets. Voilà pourquoi nous nous sommes levés et nous resterons mobilisés jusqu’à ce que la loi soit mise en vigueur. Nous userons de tous nos moyens pour cela. Le passage à la société d’Etat donne une certaine viabilité à la RTB. Ceux qui critiquent ne savent pas la lourdeur administrative dont souffre la RTB actuellement. Actuellement les Editions Sidwaya tirent sur une presse privée. Ce n’est pas normal. Il faut cette société d’Etat pour que nous soyons vraiment indépendants en tant que chaîne d’Etat au service des populations. Nous sommes en sit-in aujourd’hui, avec marche sur le gouvernorat demain. La suite de nos actions sera déterminée à l’issue de ces deux jours».

Propos recueillis par Sibiri SANOU



15
Partager sur Facebook

B Commentaires - Soyez le premier à commenter -

Recherche

Derniers articles

Grève et marches, « c’est aujourd’hui, c’est demain »

Si l'Unité d'action syndicale tient à son mot d'ordre de grève et marches sur toute l'étendue du territoire nationale, c'est aujourd'hui lundi 16 septe...

16/09/2019

Attaques terroristes, si les rencontres pouvaient

Les chefs d'Etat du G5 Sahel vont se rencontrer, conjointement avec ceux de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à Ouaga...

13/09/2019

Gouvernement/syndicats, indécente et vile polémique

Le gouvernement, à travers son Secrétaire général adjoint et du Conseil des ministres a refusé de délivrer un récépissé à l'Unité d'action syndicale (U...

12/09/2019

Portrait

Conseil des ministres

Vidéos





03:06:52