Flash Info 

Burkina/ UAS: Les marches du 16 Septembre auront-elles lieu?

Vie de la Nation : « Le Burkina Faso reste debout, malgré l’adversité », Christophe Dabiré

13/06/2019
00:00

En marge de la 108eme session de la Conférence Internationale du Travail (CIT) qui se tient àGenève, capitale de la Suisse, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE, a rencontré dans l’après-midi du dimanche 9juin 2019, les Burkinabè vivant dans ce pays. Il a échangé avec eux sur leurs préoccupations et les sujets touchant la vie de la nation. Il leur a apporté un message d’espoir, en soutenant que le Burkina Faso reste debout, malgré les adversités.

 

Aussitôt arrivée Genève, le Premier ministre Christophe Joseph Marie DABIRE est allé à la rencontre de ses compatriotes vivant dans ce pays. Le face-à-face qui a duré près de trois heures a été une occasion pour le chef du gouvernement de donner les nouvelles du pays, particulièrement les défis de l’heure. Une opportunité aussi pour ces Burkinabè d’éclairer leurs lanternes sur les sujets touchant à la marche de la mère-patrie mais aussi les préoccupations auxquelles ils sont confrontés dans leur pays d’accueil.

Dans son mot introductif, le chef du gouvernement, après avoir situé l’objet de sa visite à Genève en Suisse, leur a traduit les salutations du président du Faso, Roch Marc Christian KABORE. Puis a bâti son argumentaire sur deux points, à savoir les défis sécuritaires et la cohésion sociale.

Après avoir fait la genèse du terrorisme au Burkina Faso, il a dépeint une situation nationale profondément dégradée et qui a évolué très positivement, grâce à la détermination des forces de défense et de sécurité auxquelles il a rendu un vibrant hommage. Christophe Joseph Marie Dabiré s’est voulu rassurant avec les avancées enregistrées ces derniers mois et d’insister que malgré tout, notre pays reste tout de même debout.

«Aujourd’hui, nous sommes organisés. Quel que soit le prix à payer, jamais une petite portion de notre territoire ne sera cédée. Nos ancêtres ont défendu ce pays au prix de leur sang, et ce n’est pas nous qui allons reculer devant cette adversité», a-t-il rassuré.

Christophe Joseph Marie DABIRE est conscient du fait que la situation sécuritaire a des conséquences néfastes énormes sur notre vivre-ensemble avec les nouvelles méthodes adoptées par les terroristes. Ils sont désormais concentrés sur les lieux de cultes dans le but de créer une guerre religieuse, mais aussi d’opposer les différentes communautés. «Mais cette stratégie est également un échec», selon lui.

«C’est pourquoi, poursuit-il, le gouvernement a créé un ministère d’Etat en charge de la Cohésion sociale qui sera doté de tous les moyens nécessaires pour rendre plus opérationnels les services déconcentrés de l’Etat et solliciter l’accompagnement des autorités coutumières et religieuses pour un retour au calme et à la sérénité dans les localités concernées, mais également pour prévenir d’éventuels conflits dans les communautés».

Et le chef du gouvernement d’ajouter que le défi de l’éducation est aussi une priorité pour l’exécutif burkinabè, même si cette priorité est menacée dans certaines zones à défis sécuritaires.

«Nous avons besoin de tout le monde (que ce soit au pays ou au niveau de la diaspora) pour relever tous ces défis. Je vous invite à être le relais des informations vraies qui se passent au pays», a-t-il exhorté.

A sa suite, les interventions des Burkinabè vivant en Suisse ont porté sur plusieurs thématiques, notamment sur les mouvements sociaux, la sécurité, le vote des Burkinabè de la diaspora, la lenteur dans l’établissement des documents administratifs, la problématique des logements, la gouvernance, le capital humain, les retombées des sociétés minières, etc.

Puis, le Premier ministre, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Séni Mahamadou OUEDRAOGO,et celui de la Jeunesse, et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, Salifo TIEMTORE, ont fourni des éléments de réponses.

Pour le délégué du Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur (CSBE)/Confédération helvétique, Tahirou KOMI, les réponses fournies par le gouvernement sont satisfaisantes. Selon lui, la préoccupation principale de la diaspora suisse est celle du retour au pays natal et son souhait est que cela se fasse sans soucis.

De l’avis de l’Ambassadeur, Représentant permanent du Burkina à Genève, Dieudonné W. Désiré SOUGOURI, la communauté des Burkinabèvivant en Suisse est forte d’environ 500 personnes, et composée essentiellement d’étudiants, de fonctionnaires internationaux, de promoteurs culturels, etc.

DCI/PM

 

 



27
Partager sur Facebook

B Commentaires - Soyez le premier à commenter -

Recherche

Derniers articles

Grève et marches, « c’est aujourd’hui, c’est demain »

Si l'Unité d'action syndicale tient à son mot d'ordre de grève et marches sur toute l'étendue du territoire nationale, c'est aujourd'hui lundi 16 septe...

16/09/2019

Attaques terroristes, si les rencontres pouvaient

Les chefs d'Etat du G5 Sahel vont se rencontrer, conjointement avec ceux de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à Ouaga...

13/09/2019

Gouvernement/syndicats, indécente et vile polémique

Le gouvernement, à travers son Secrétaire général adjoint et du Conseil des ministres a refusé de délivrer un récépissé à l'Unité d'action syndicale (U...

12/09/2019

Portrait

Conseil des ministres

Vidéos





02:31:40