Vie du Journal: « Master class » avec des étudiants de l’Ipermic à L’Express du Faso

14/06/2019
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Ils se présentent à tour de rôle et chacun s’introduit par le mot Master. Tous donc en master, nos visiteurs du jour à L’Express du Faso hier jeudi 12 juin, et dans les différentes spécialités des métiers de la communication et du journalisme. Les réponses expérimentées du Directeur de publication à ces futurs professionnels ont eu valeur de cours pratiquesde journalisme.

Ces «troisième cycle» accompagnés de leurs formateurs, bientôt en fin de formation, nous viennent d’un établissement de référence en la matière: l’Institut panafricain d’étude et de recherche sur les médias, l’information et la communication (l’Ipermic) basé à Ouagadougou et à vocation sous-régionale, d’où plusieurs promotions de professionnels et d’enseignants chercheurs sont déjà sorties, sous la Direction entre autres du Professeur Théophile Balima, fondateur académique de l’Institut. Ils sont venus s’imprégner des réalités du métier de journalisme dans un quotidien qu’on oserait dire unique en son genre au Burkina Faso et de la vie de la maison.

Une heure environ de partage et de nombreuses et pertinentes questions de ces futurs professionnels et chercheurs spécialisés dans les médias ont été posées au Directeur de Publication, Montamou Kani. Le premier responsable de L’Express du Faso n’a rien occulté en termes de réponses, transparence journalistique oblige. Des origines à aujourd’hui, les défis et difficultés, le travail au quotidien des journalistes et de tout le personnel en général, aussi bien à Bobo-Dioulasso siège du journal, qu’à Ouagadougou (plus importante représentation rédactionnelle et administrative du journal après Bobo) et dans les provinces. Des réponses directes, des révélations professionnelles, des conseils, des confidences… Les rapports avec les milieux politiques et les autorités communales et régionales qui n’ont pas été toujours roses à certaines périodes, étaient aussi au menu des échanges. Ouest-France, journal régional français à gros tirage, où le Directeur de publication a effectué un long stage, a évidemment influencé la naissance de L’Express du Faso qui a aujourd’hui 21 ans alors que beaucoup ne lui donnaient pas plus d’un semestre de vie à ses débuts. S’il a opté pour que le journal soit à vocation régionale dans la deuxième ville du Burkina, c’est quand même un journal national qui se vend en même temps que les autres journaux à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso par exemple. Une ligne éditoriale qui épouse bien les préoccupations nationales de décentralisation:Ce qu’on peut faire à Ouagadougou en tant que Burkinabé, on peut tout autant le faire à partir de Bobo-Dioulasso ou d’une autre ville! L’Express du Faso a connu des difficultés de démarrage, et il a fallu évoluer et acquérir sa propre imprimerie car c’est une condition importante d’indépendance d’un quotidien. Mais des défis restent à relever. Par exemple, le journal ou l’équipe se veut une famille n’a pas encore son siège propre, étant dans des locaux loués à un tiers! Côté finances, il faut par exemple espérer que le marché publicitaire public soit bien reparti entre les différentes publications nationales pour aider les uns et les autres à supporter les charges de production, car la subvention s’avère bien insuffisante, or le journal ne vit que de ses ventes et des messages publicitaires ou promotionnels!

(Encadré)

IPERMIC

Créé et basé au sein de l’université de Ouagadougou (Université Joseph Ki Zerbo), l’Institut panafricain d’étude et de recherche sur les médias, l’information et la communication (IPERMIC) fonctionne en collaboration avec le Centre d’expertise et de recherche africain sur les médias et la communication (CERAM). Il bénéficie aussi du soutien et de la collaboration de l’Institut français de presse (IFP) et de l’Institut de recherche et d’étude sur la communication (IREC), deux organismes de l’université Paris II Panthéon-Abssas.Il est à noter que l’IPERMIC qui est co-dirigé par les professeurs Serge Théophile Balima de l’Université de Ouagadougou et Jacques Barrat de l’Université Paris II, est un organisme constitué en unités autonomes d’enseignement supérieur et de recherche. Il collabore, dans les domaines de la formation et de la recherche en sciences et techniques de l’information et de la communication, avec les universités francophones, au regard de sa vocation panafricaine.

(Source: Université)



Sibiri SANOU



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