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Réquisitions du parquet, ce n’est pas encore le verdict

19/06/2019
00:00

Le parquet militaire, dans le cadre du procès du coup d’Etat du 15 septembre 2015 a fait ses réquisitions. Qui, il faut le souligner avec force, n’ont pas valeur de verdict. Ce sont tout simplement des recommandations, ou des peines que le parquet voudrait voir infliger aux mis en cause. Après les plaidoiries de la défense qui ont débuté hier mardi, le tribunal va se retirer pour statuer. C’est à l’issue que les condamnations seront prononcées à l’encontre des présumés auteurs. Cependant, (cela est bien normal), ces réquisitions du parquet ont été diversement appréciées par les uns et les autres. Si pour les premiers, c’est bon, c’est à la tête du client (ce qui est aussi normal parce que tout le monde n’a pas les mêmes responsabilités dans ce coup), pour les autres ce n’est pas arrivé. Ces derniers voudraient que le parquet ait eu la main beaucoup plus lourde. A côté de ces deux catégories, il y a ceux qui estiment que, quel que soit le verdict, l’essentiel est que plus jamais on doit assister à un coup d’Etat au Burkina Faso. Mettant ainsi fin à une certaine impunité qui semblait avoir la peau dure. Le moins que l’on puisse dire, est qu’avec ces réquisitions, on a au moins une petite idée des intentions de condamnations que les Burkinabè voudraient voir écoper les inculpés.

Il est aussi à noter que lorsqu’on analyse au fond les plaidoiries des avocats de la partie civile, celles-ci s’inscrivent pour la plupart dans la recherche de la vérité, la justice effective pour ceux qui ont commis des actes répréhensibles et la liberté pour ceux qui n’ont rien fait ou qui étaient contraints, dans le cadre de leur fonction, à poser des actes condamnables. Autrement dit, à regarder de près, il n’est pas agi, comme l’a souligné l’un des avocats de la partie civile, du procès de l’armée, mais de personnes qui ont commis des actes contraires à la loi et qui, de ce fait, doivent être sanctionnées. Vu sous cet angle, on peut dire que la voie de la réconciliation est en train de s’ouvrir petit à petit aux Burkinabè. Car, pour qu’il y ait une véritable réconciliation, il faut qu’il y ait un début de justice, de vérité. Les Burkinabè voulaient savoir ce qui s’est réellement passé avant de se pardonner.

Il est fort probable qu’après ce procès, de nombreuses actions assez positives en faveur de la réconciliation et du vivre-ensemble pourraient être posées. Qu’on le veuille ou non, nous sommes obligés d’aller à l’apaisement des cœurs et à la réconciliation. Exactement, comme cela est d’actualité en ce moment face aux velléités des terroristes qui menacent sérieusement notre vivre-ensemble.

En attendant donc le verdict final, il faut saluer tout ce débat qui se mène autour de ce procès. C’est la preuve que les Burkinabè sont très attachés à tout ce qui les touche directement.

Dabaoué Audrianne KANI



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