Ainsi ils disqualifient Kadré Désiré Ouédraogo, leur champion !

25/06/2019
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Ils pensent avoir bien fait en allant perturber par la violence physique la rencontre des Secrétaires généraux provinciaux de leur parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Réunis ce dimanche 23 juin à Ouagadougou pour conformer le nombre de membres du Bureau politique national aux textes du parti. Au contraire ils ont, par ce comportement, renforcé la position des autres militants et sympathisants qui défendent la cause d’Eddie Komboïgo, le président élu du parti. En même temps, ils ont disqualifié leur champion qui apparaît désormais comme le candidat de la violence, même si officiellement ils ne sont pas présentés comme des soutiens directs de celui-ci.

En effet, la violence physique en politique doit être, à jamais, bannie des habitudes des hommes politiques et de leurs soutiens. La politique, telle qu’on l’a connue dans les années révolutionnaires et au début des années 1990 et suivantes, ne doit plus être à l’ordre du jour. Aussi, tous ces vieux politiciens qui n’ont connu que la violence par laquelle ils ont pendant longtemps résolu les problèmes lorsqu’ils sont en cours d’arguments doivent se mettre définitivement dans les rangs de la politique seine, celle des idées, des arguments. En tout cas s’ils ne veulent pas quitter la scène dans le déshonneur, ils doivent le comprendre comme tel.

Si Kadré Désiré Ouédraogo veut être président du Faso, ce n’est pas dans la violence qu’il le sera. S’il doit être président du Faso, ce n’est pas en détruisant ce qui est déjà construit que ses partisans lui font le plus de bien. Et, il doit être le premier à condamner ce genre de comportements. Kadré Désiré Ouédraogo, apparemment est un homme pondéré, respectueux et discipliné qui ne sait pas faire dans la violence ni verbale ni physique. A moins qu’avec la montée du mercure politique, il n’ait refait sa personnalité. Si tel devait être le cas, il sera le principal perdant. Car, aucun Burkinabè ne va s’inscrire dans une quelconque violence physique avec des conséquences graves, qu’on peut bien imaginer d’avance. On a encore en mémoire les violences physiques suite à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et les conséquences qu’elles ont occasionnées sur la paix, la cohésion sociale et actuellement le vivre-ensemble. Les Burkinabè veulent bâtir leur nation avec de nouveaux concepts et de nouveaux comportements. Loin de tout ce qu’on a connu jusqu’à présent. Kadré Désiré Ouédraogo et ses soutiens le savent très bien.

C’est pourquoi, ces personnes qui, à tout point de vue, n’avaient aucun autre argument pour s’opposer à une rencontre autre la violence doivent être identifiées et traduites devant le parquet pour y répondre. Les chefs d’accusation ne manquent d’autant plus qu’il y a eu des dégradations de biens publics. Va-t-on continuer ou laisser détruire le peu de réalisations que nous avons pu faire pour nous-mêmes et pour les générations futures? Quelle image voudrons-nous que ces jeunes aient de nous, nous qui devrions être des repères pour eux ? Trop c’est trop!

Dabaoué Audrianne KANI

 



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