On ne peut construire durablement sur du faux

19/07/2019
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Le Professeur Abdoulaye Soma n’a même pas déposé, au titre de l’année 2019, de dossier de candidature à un quelconque titre au Centre africain et malgache pour l’éducation et la science (CAMES). D’où vient alors l’information selon laquelle il n’a pas été promu ? Qui a donc intérêt qu’une si fausse information soit diffusée à un tel niveau où la responsabilité est si élevée. À dire vrai, cette information qui consiste à manipuler l’opinion est venue confirmer la position du Professeur Abdoulaye Soma d’avoir porter plainte devant les instances habilitées du CAMES. On ne peut durablement construire sur du faux.

En attendant d’y revenir il faut que les Burkinabè, notamment ceux qui pensent qu’on peut encore continuer de manipuler l’opinion, se rendent à l’évidence. La période au cours de laquelle on a menti au peuple pour arriver à l’insurrection est terminée. La transition elle-même est derrière nous avec tout ce qu’elle a comporté de vrai et de faux. Un président du Faso a été élu et les Burkinabè sont unanimes qu’il est leur président. Même si les résultats auxquels ils aspirent tardent à venir. L’heure de la manipulation honteuse des opinions est à jamais révolue. C’est une véritable injure de croire que le Burkinabè d’aujourd’hui est encore attardé et qu’on peut, en fonction de ses intérêts personnels lui faire faire ce qu’il ne veut pas. Tôt ou tard, la vérité sur tout ce qu’on a caché va jaillir parce que le Burkinabè ne voudrait jamais que son histoire soit écrite avec la main gauche et sur du mensonge. L’histoire d’un pays ne se réécrit pas, elle s’écrit puisqu’en vérité, on ne peut la changer. Elle est déjà connue.

En aucun cas, les Burkinabè n’accepteront que leur histoire soit tronquée parce que des gens ont voulu qu’il en soit ainsi.

Revenant à l’actualité au CAMES et principalement ce qu’on peut considérer comme l’affaire Augustin Loada, on peut dire qu’il est inadmissible que des Professeurs qui ont contribué à façonner ce pays à un moment très difficile de son histoire descendent aussi bas. Car jusqu’à présent, personne d’entre eux n’a apporté la preuve matérielle de ce qu’il dit. Le Professeur Abdoulaye Soma a annoncé qu’il produira très prochainement les preuves de ce qu’il soutient. Pour l’instant, ce n’est pas le cas même s’il a accepté de dire qu’il n’a pas été candidat en 2019. Quant au Professeur Augustin Loada, depuis les accusations portées contre lui, il se fait très discret. Même au sujet de la création d’un parti politique qu’il dirigerait, il ne pipe mot. C’est plutôt Alkassoum Maïga, le ministre des Enseignements supérieurs et de la Recherche scientifique qui justifie le retrait en soutien à lui de la délégation burkinabè des travaux de la 41ème session du CAMES. Sans plus.

Dans tous les cas, le Professeur Soma a promis des révélations avec preuves à l’appui très prochainement. Comme quoi, l’intégrité, le Burkindlim qu’on a tellement chanté ne peut être seulement un mot sur les lèvres de personnes quand ça les arrange, mais tout un comportement. Tôt ou tard, « ça va se savoir », comme dit le cinéaste.

Dabaoué Audrianne KANI

 



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