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Christophe Marie Joseph Dabiré a parlé en «vrai Dagara»

23/07/2019
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Sans langue de bois, Christophe Marie Joseph Dabiré, le Premier ministre a répondu aux questions des deux journalistes qu’il avait en face de lui, ce dimanche 21 juillet 2019. Si fondamentalement, il n’y a pas eu du nouveau en comparaison avec le discours sur l’Etat de la nation qu’il a présenté le 16 mai dernier, il a tout de même reconnaître que l’exercice en valait la peine. Car en plus de maintenir le lien avec le peuple pour lui dire ce qui se passe et parfois ce qu’il veut entendre, le Premier ministre dans son face-à-face a rassuré. Autrement dit, même si les Burkinabè, n’ont rien appris de nouveau, ils savent qu’il y a un engagement à faire avancer les choses. Le Premier ministre qu’il est et le président du Faso tiennent la barque.

En effet, Christophe Dabiré n’est pas fondamentalement un homme politique, ou du moins un politicien comme on en compte à la pelle sur la scène politique nationale. Plus pragmatique et acteur de développement, il est plus ancré à l’action et à dire les choses par leur nom et comment elles se passent. Il croit en ce qu’il fait et c’est cela un homme d’Etat. C’est de cela dont les Burkinabè ont besoin. Le populisme, les déclarations choques, la fanfaronnade et les excès ne sont pas dans son registre. Il a une mission, il veut et tient à la réussir.

C’est ainsi qu’on peut remarquer qu’à certains de ses ministres, face aux revendications des travailleurs il a dit «j’ai été clair envers les membres du gouvernement; tant qu’on n’apure pas le passif, on n’accepte pas de nouvelles revendications». Quant aux travailleurs «j’ai dit que leurs revendications sont légitimes. Elles reposent sur des textes votés par le Parlement, mais l’administration a mis du temps pour répondre».

Sur la question, le Premier ministre a bien raison. Ce sont les nombreux engagements pris à des périodes où les «gens cherchaient des portes de sortie» ou bien ils voulaient se «faire adouber» qui alimentent aujourd’hui les grèves et autres mouvements de contestation. Faut-il continuer à s’engager alors qu’on n’a pas fini de régler ce pour quoi on s’est engagé? Christophe a tranché: non. Les Burkinabè apprécient cette vérité. Seulement, pour la satisfaction de leurs revendications, ils doivent attendre. Puisqu’on ne peut pas tout faire en même temps. Du reste, tous les engagements n’ont pas été pris au même moment.

Sur le nouveau Code pénal, Christophe est clair: «On ne peut pas laisser chacun dire ce qu’il veut, quand il veut et comme il veut. Nous sommes en train de redresser une situation. Lorsqu’on vous donne la liberté, il faut savoir s’amuser». Tout le monde est prévenu.

Aux Burkinabè, Christophe Dabiré demande de se «mettre d’accord pour regarder ensemble dans la même direction et avoir une même vision du développement…». C’est là que se trouve tout le problème. Heureusement que le Premier ministre est «serein».

Dabaoué Audrianne KANI

 



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