Propagation de l’Ebola : L’OOAS rassure la population ouest-africaine

30/07/2019
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L'Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) a animé une conférence de presse le mercredi 24 juillet 2019 à Ouagadougou sur la maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC). Pour communiquer avec le public sur l'évolution de la maladie, les efforts et mesures prises par l’OOAS et sensibiliser les populations afin qu’elles adoptent de bons comportements.

L'épidémie d’Ebola continue de faire des victimes en Afrique. En effet, déclenchée en République démocratique du Congo (RDC), elle est en passe de devenir de nos jours, une menace d'envergure internationale, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'OMS a déclaré que la maladie à virus Ebola est une urgence de santé publique de portée internationale en raison de l'allure inquiétante de la propagation de l'épidémie et le bilan macabre qu’elle afflige aux populations. A en croire le Pr Stanley Okolo, directeur général de l'OOAS, presque 2 500 cas d'Ebola ont été recensés avec environ 1 000 décès depuis son apparition.

Pour éviter la situation que la sous-région ouest-africaine a vécue entre 2013 et 2016, des dispositions ont été prises. «A cet égard, l'OOAS travaille avec les 15 Etats membres de la CEDEAO pour assurer une surveillance coordonnée et intégrée, l'alerte précoce, le diagnostic rapide en laboratoire pour la confirmation des cas, ainsi que le renforcement des ressources humaines en vue d'une réponse appropriée », a confiéPr Stanley Okolo. C’est d’ailleurs dans ce cadre que s’inscrit la conférence de presse qui avait trois objectifs. Il s'agit de prime abord de communiquer avec le public sur l'évolution de la maladie surtout ce qui se passe en RDC. Et pour cela, l'organisation a mis en place un réseau de partage d'informations à travers des bulletins hebdomadaires. En plus, elle veut rassurer la population et l'inviter à ne pas céder à la panique.

Quant aux efforts et aux mesures prises par l'OOAS, le directeur général a fait savoir que chaque pays dispose d'une institution de santé publique prête à réagir en cas de suspicions. A cet effet, près de 16 000 agents de surveillance ont été formés et des laboratoires de référence ont été mis en place. Aussi, a rappelé le Directeur de l’OOAS, un vaccin de prévention existe mais son accessibilité demeure difficile en raison de son coût exorbitant et de sa quantité très réduite. Mais, à l'en croire, le problème de quantité sera résolu en 2020. En entendant, l'accent est mis sur la sensibilisation, la surveillance, le changement de comportements, la collaboration avec les agents de santé et surtout le respect des directives qui consistent à alerter les services de santé, le plus rapidement possible.

Aïcha TRAORE



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