TAC, après les experts, place aux politiques !

30/07/2019
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Les gouvernements du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire se retrouvent du 29 au 31 juillet 2019 autour des projets et programmes qu’ils ont en commun dans le cadre du Traité d’amitié et de coopération. Entre les deux pays signé un 29 juillet 2008 entre les présidents Laurent Gbagbo et Blaise Compaoré. Au moment où les relations entre les deux pays n’étaient, visiblement pas des meilleures. Du fait de la crise dans laquelle la partie ivoirienne soupçonnait les autorités burkinabè d’implication. Malgré tout, elles ont signé ce traité qui prend en compte plusieurs domaines de coopération. Au fur et à mesure, les domaines de coopération se sont élargis. Aujourd’hui, les collectivités territoriales des deux pays y sont impliquées. Question de favoriser l’implication directe des populations à la base à travers des projets ou programmes qui les concernent directement. C’est dire que les deux chefs d’Etat (Laurent Gbagbo et Blaise Compaoré) avaient vu juste. Car, entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, c’est comme la langue et les dents. Elles vivent ensemble, se mordent et continuent de vivre ensemble parce qu’elles ne peuvent pas se séparer.

Alassane Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré, actuels présidents des deux pays, ne peuvent que poursuivre et renforcer l’œuvre de leurs devanciers. A l’image du traité d'amitié franco-allemand, dit traité de l'Élysée, signé au palais de l'Élysée le 22 janvier 1963 par le chancelier allemand Konrad Adenauer et le président français Charles de Gaulle et qui a survécu à tous les présidents qui se sont succédés à la tête des deux pays.

Après donc les travaux des experts qui se sont achevés hier lundi 29 juillet dans la mi-journée, c’est le tour des politiques de prendre le relai à partir de ce matin. Le Premier ministre ivoirien et les membres de son gouvernement sont arrivés hier à Ouagadougou. Alassane Ouattara devrait arriver sans doute aujourd’hui pour présider avec Roch Marc Christian Kaboré les travaux des deux gouvernements.

En outre, l’association des collectivités territoriales aux travaux et dans la mise en œuvre des projets et programmes de coopération qui seront définis constitue une véritable innovation et une vision claire des objectifs qu’on donne au Traité. Car, ce ne sont plus les grandes décisions des hommes politiques et des experts qui intéressent les peuples. Mais, leur implication directe dans la mise en œuvre des actions qui ont été définies. Entre la Côte d’Ivoire et le Burkina, ce ne sont plus seulement des relations au sommet, il s’agit beaucoup plus de relations historiques qui lient deux peuples, parfois même des familles. Combien de Burkinabè n’ont-ils pas leurs familles en Côte d’Ivoire? Combien d’Ivoiriens ne vivent-ils pas au Burkina où ils ont des intérêts?

C’est pourquoi, l’occasion de ce Traité ne doit pas être une foire politique où on vient se rencontrer pour prendre de grandes décisions politiques qui iront ensuite dormir dans des tiroirs à Abidjan ou à Ouagadougou. Dans tous les cas, les peuples savent où se trouvent leurs intérêts et n’hésiteront pas à aller les chercher par eux-mêmes si…

Dabaoué Audrianne KANI

 



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