Vérité relative : Il y a des routes aussi importantes à bitumer à l’intérieur du pays

07/08/2019
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Ouagadougou est presque toujours en chantier de bitumage. Des routes moins importantes que d’autres à l’intérieur du pays, y sont bitumées. Donnant l’impression que tout est organisé par nos dirigeants, de sorte que le développement soit concentré dans la seule ville. La voirie qui retient notre attention en est une preuve tangible. Pendant que des routes secondaires sont bitumées à Ouagadougou, des routes propices au développement national sont presque ignorées. La commune de Ouagadougou est certes à l’origine de certains bitumes, avec l’apport de ses partenaires. Nonobstant cette réalité, reconnaissons que nos dirigeants ont toujours fait l’erreur de concentrer des projets de voirie dans la seule ville de Ouagadougou. Des villes comme Bobo-Dioulasso, Koudougou… en bénéficient rarement. Pendant ce temps, des routes qui pourraient contribuer au développement sont oubliées.

Koundougou–Solenzo-Nouna, Dandé–Kourouma-N’Dorola, Banfora-Sidéradougou… en sont des exemples. L’Etat burkinabè ne peut pas se permettre de faire des bitumes sans l’appui de partenaires. Qui dit partenaires, inclut l’avis de ces derniers sur l’importance des routes à bitumer. Aussi, certaines routes peuvent paraitre importantes aux yeux des usagers, mais ne le sont pas pour les bailleurs financiers. C’est le lieu d’interpeller les dirigeants, à revoir leur manière de dispatching du peu de ressources que nous avons. Ne dit-on pas que, «le développement d’un pays passe par le développement de la route»? C’est pourquoi, le bitumage de la route Nouna–Solenzo-Koundougou doit intéresser au même titre que celles des routes à Ouagadougou. L’inégalité dans la voirie est aussi criarde à l’intérieur d’une même ville donnée. A Bobo-Dioulasso par exemple, des routes qui mènent à des centres de santé, nécessitent du bitume. Mais, elles restent un cauchemar pour les usagers ordinaires et les patients. Pendant ce temps, des quartiers comme «Bobo 2010», peu habités concentrent des bitumes. N’est-ce pas là une mauvaise répartition des ressources ? Le même constat peut se faire à Koudougou, à Gaoua, à Ouagadougou… Privilégier une minorité à la majorité.

Cette erreur est toujours commise par nos dirigeants. Dans le cadre de la célébration tournante de la fête nationale, des maisons huppées ont été construites. Aujourd’hui, certaines de ces maisons constituent un gîte pour divers reptiles. Pendant ce temps, des citoyens dorment dans des habitats à risque. Au lieu de permettre à des citoyens d’occuper ces maisons non habitées, nos décideurs continuent d’augmenter le nombre des cas d’inégalité.Des citées continuent d’être construites dans le cadre de la fête de l’indépendance. Des maisons sont juste occupées pendant la manifestation. Passée cette période, elles restent fermées pour abriter des cafards, des lézards…Si les nombreux conseillers spéciaux de Kosyam pouvaient proposer quelque chose de ce côté, cela pourrait soulager de nombreux Burkinabè. A moins que leurs propositions ne soient pas prises en compte par le maître des lieux. Sinon…

Souro DAO/ daosouro@yahoo.fr



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