Conflits intercommunautaires, et on signait comme au Mali

07/08/2019
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Les communautés peuls et dogons ont signé au centre du mali un énième accord de cessez-le-feu. Par cet accord, qui n’est pas le premier, elles ont décidé d’enterrer la hache de guerre et de reconnaître qu’elles ont un ennemi commun, le terrorisme. De ce fait, elles s’engagent à dénoncer tout acte de terrorisme, à défaut de le neutraliser. Cet accord qui constitue un pas doit permettre de faire redescendre la tension entre les deux communautés qui ont respectivement perdu des siens au cours d’attaques réciproques répétées.

Même si cet accord n’est pas un blanc seing pour garantir la fin des attaques et des conflits entre les deux communautés, il n’en demeure pas moins qu’il est au moins un début de réconciliation entre les deux communautés. Qui ont eu le mérite de s’asseoir autour d’une même table, de poser les problèmes réels et de leur trouver des solutions. Au moins, ça rassure et ça montre la volonté des deux parties d’aller à la paix et de construire ensemble leur avenir.

Il faut également saluer l’engagement des autorités maliennes qui ont fait en sorte que le rapprochement soit possible et qu’un accord ait été signé. Il leur reste maintenant de faire en sorte que ce qui a été à l’origine des attaques et des conflits entre les deux communautés ne se reproduisent plus.

Le Burkina Faso pourrait bien s’inspirer de l’exemple du Mali. Car, à quelques exceptions près, les deux cas se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Au Centre du Mali comme au Nord du Burkina, ce sont d’abord des attaques terroristes attribuées, à tort ou à raison, à la communauté peule qui ont occasionné les représailles. Le cas de Yirgou est bien là pour l’attester. C’est après l’attaque au cours de laquelle un chef coutumier a eu la mort que les populations Kogwéogos se sont pris aux Peuls. La suite on la connaît. Si au Mali il y a de nombreux déplacés du fait des conflits intercommunautaires, au Burkina Faso, il y en a également. D’où la nécessité de hâter le pas et de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour rapprocher les populations et permettre le vivre-ensemble. Tout le monde a tout à y gagner.

Dénis Dafranius SANOU

 



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