Plan national de développement économique et social : Réunir l’industrialisation au mérite à l’horizon 2023

22/08/2019
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Le cadre d’ensemble est donné et les sources de financements précisées. A chaque acteur de jouer sa partition jusqu’en 2023. Le défi industriel est à l’image des autres défis du PNDES. «Allez-y!» et au mérite ! Citoyens!

 

J’emprunte ce matin une "stratégie nationale d’industrialisation du Burkina Faso 2019-2023”, pour le lire, pour comprendre un peu plus, pour mieux écrire demain parce que davantage informé sur la question. Permettez-moi ce "je” d’humilité, parce que mon propos n’est nullement analytique ni un jugement de valeur. Tout au plus un constat, une marque d’intérêt que les premières pages du document ont suscité en moi. Le type même de document qu’il faut avoir lu avant d’en parler, de cette question de développement, avec le Président du Faso. Bien entendu, ça ne tombera pas du ciel sur votre table ou dans votre documentation, il faut aller le chercher où il se trouve. Sur internet? Peut être. Et s’il ne s’y trouve pas, vous l’aurez certainement dans un ministère ou une direction étatique appropriée selon votre situation géographique. Pour le lire et comprendre, avant de parler ou écrire. Ces documents-cadres ou repères du PNDES nous introduisent dans la vision du Chef de l’Etat et comment il compte réussir avec les Burkinabè qui l’ont élu, ce qu’il leur propose et sur la base de quoi il a été élu.

Ce qui est du secteur industriel l’est à-peu-près des autres secteurs, au plan de la vision globale, s’entend. Je m’arrête sur quelques phrases qui ont attiré mon attention et que je me permets de partager avec les lecteurs. La lenteur dans l’exécution de certains axes du PNDES dans d’autres secteurs a de quoi intriguer. Le développement du tissu industriel ne déroge pas à cette «fatalité». Un retard de trois ans est-il tolérable pour un projet sur cinq ans?

"La vision de la Stratégie nationale d’industrialisation s’énonce comme suit: «A l’horizon 2023, le Burkina Faso dispose d’un secteur industriel dynamique, compétitif et durable qui accroit sa contribution à la transformation structurelle de l’économie nationale». On devrait au moins compter quelques industries ici et là à cette date, surtout à Bobo, notre capitale économique, comme ailleurs au Burkina, selon la dynamique économique! La date butoir n’est pas loin, il s’agit d’une stratégie qui se déploie sur cinq ans. Sur les cinq principes directeurs qui régissent l’élaboration et la mise en œuvre de cette stratégie, le premier est celui de la participation et de la responsabilisation. Si la stratégie est globalement achevée, sa mise en œuvre est aussi affaire de planification stratégique à divers niveaux et de réalisation technique dans le concret. C’est d’abord une affaire de ressources humaines au sommet. Les hommes qu’il faut au plan directif pour une mise en œuvre effective des projections sur papier glacé. D’où l’implication des différents acteurs intervenant dans le secteur, notamment les ministères, les collectivités territoriales, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, les structures d’appui. Chaque Burkinabè y trouve sa place. La question que je me pose est de savoir qui est responsable de la réussite effective de tout cela, pour en répondre concrètement et précisément, puisque plus loin, je peux lire que «les principaux risques qui pourraient entraver l’atteinte des performances projetées sont: l’insécurité, l’instabilité sociopolitique, l’instabilité institutionnelle, la faible adhésion des acteurs, la non-disponibilité des ressources, les crises économiques internationales et régionales».

La faible adhésion des acteurs. Ce n’est que vrai, mais pourquoi et que faire pour y remédier? A chacun de prendre ses responsabilités ? On se retrouve presqu’au point de départ. Voici ce qu’on va faire, mais si on n’arrive pas à le faire, ce ne sera pas de notre faute, voilà les raisons pour lesquelles ça risque de ne pas réussir! Moi, je suis aussi peu rassuré que j’étais apriori séduit par les projections du début. L’homme, acteur principal n’est pas vraiment responsabilisé, peut-être parce qu’on ne lui donnera pas les arguments de ne pas échouer? Malgré les différentes sources de financement de la Stratégie, dont le budget de l’Etat. La tête est là pour piloter, mais les facteurs extérieurs pourraient commander et lui, suivre cette fatalité. J’ai trouvé que c’était là un mal de tête burkinabè. A mon avis, on ne devrait pas se donner des raisons d’échouer, puisque la Stratégie est sensée prendre en compte tous ces paramètres externes pour trouver les voies et moyens de réussir quand même. Le principe directeur n’y est donc pas vraimentsi les acteurs ne se décident pas chacun à prendre ses responsabilités ! Voilà qui peut faire la différence entre Burkinabè, au mérite! Du moins faut-il le prendre ainsi au mieux!

Sibiri SANOU

 



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