SENAFID 2019 à Bobo-Dioulasso : Spiritualité et civisme avec l’AEEMB

23/08/2019
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L'Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB) tient du 17 au 25 août 2019, la 16èmeédition de son Séminaire national de formation islamique et de développement (SENAFID). La cérémonie officielle d'ouverture de ce séminaire a eu lieu le 18 août 2019 à la Maison de la Culture Anselme Titianma Sanon de Bobo-Dioulasso. La responsabilité du jeune musulman en matière de cohésion sociale, la vie du prophète de l’islam, les valeurs humaines pouvant contribuer à consolider la paix et la prospérité au Burkina Faso ainsi que les pistes pour plus d’engagement citoyen de la jeunesse musulmane à cet effet, sont entre autres, les thèmes qui sont abordés au cours de ce séminaire.

 

C’est l’un des plus grands rendez-vous de la jeunesse musulmane au Burkina Faso à Bobo-Dioulasso. Rendez-vous de l’éducation à l’engagement citoyen, de l’école de la fraternité et de la spiritualité. Il s’agit du Séminaire nationale de formation islamique et de développement (SENAFID), organisé de façon biennale par l’AEEMB dans notre pays. Environ 1000 jeunes musulmanes et musulmans venus de toutes les régions du Burkina y prennent part depuis le 17 août dernier dans la capitale économique du Burkina. Psalmodie du Coran pour commencer. Une mélodieuse lecture coranique ancrée dans les habitudes que le comité d’organisation du SENAFID a fait suivre aux participants à la cérémonie d’ouverture. Question de demander les bénédictions divines pour sa bonne réussite. Hymne national du Burkina ensuite, entonné par toute l’assistance d’une seule voix.

Le maire de la commune de Bobo-Dioulasso, Bourahima Sanou, présent à cette cérémonie d’ouverture, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue aux séminaristes et remercier l’AEEMB d’avoir porté son choix sur sa ville pour abriter cet évènement.«Pour un Burkina stable et prospère, la jeunesse islamique s'engage», est le thème de cette16èmeédition du SENAFID. Une édition placée sous l’autorité spirituelle du présidium de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), le patronage du président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé et parrainée par le ministre de l'Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré.

Prenant la parole au nom du patron de la cérémonie, Alassane Bala Sakandé, le 3èmevice-président de l'Assemblée nationale, Issaka Congo, qui l’a représenté, a laissé entendre que «la jeunesse est l’épine dorsale de tout progrès socio-économique véritable». Raison pour laquelle, il a réitéré son engagement à accompagner l’AEEMB et à aider à la mise en œuvre des recommandations qui seront faites à l’issue des activités du présent séminaire. «J’attends les recommandations pour engager des plaidoyers auprès du gouvernement afin de faciliter leur mise en œuvre», a-t-il dit, devant un public musulman tout ouïe. Témoignant sa reconnaissance à l’AEEMB pour les acticités qu’elle a organisées jusque-là au profit de la jeunesse burkinabè, il a prodigué des conseils aux séminaristes avant de les inviter à faire preuve d’humilité, de respect envers les encadreurs et notamment de bonne conduite pour tirer le meilleur profit des enseignements qui sont donnés au cours du SENAFID, Bobo 2019.

Quant au parrain, Lassané Kaboré, ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, il a réaffirmé sa disponibilité à accompagner l’AEEMB pour l’atteinte des objectifs qu’elle s’est fixés.Pour lui, le thème du séminaire est évocateur et interpellateur. C’est pourquoi, il a, de ce fait invité l’Association à continuer ce qu’il a qualifié de «lutte» car, a-t-il ajouté, «les attentes de la société sont nombreuses et les défis de plus en plus énormes». Rappelant que l’islam est une religion de paix, il a émis le souhait que ses filleuls soient des ambassadeurs de la paix dans le contexte de terrorisme et d’extrémisme violent qui caractérise bien de pays de la sous-région dont le Burkina.

Le président de la commission de l’Organisation de la jeunesse musulmane en Afrique de l’Ouest (OJEMAO), Dr Tidiani Nombré, lui-même imam de l’AEEMB et du CERFI, a tenu à participer à l’ouverture des travaux du SENAFID, aux côtés d’autres représentants d’associations musulmanes sœurs venus de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Bénin. «La vision de l’AEEMB est d’inculquer les valeurs religieuses à ses militants dans un esprit de solidarité et de fraternité qui s’abreuve à l’instruction coranique et à la tradition prophétique, et à apporter sa part de contribution à la construction du Burkina Faso», a rappelé le président du Comité exécutif de l’AEEMB, Saïdou Kalga. Ce séminaire, à son avis, s’inscrit dans la même dynamique, en offrant un programme d’activités qui concentre des formations en leadership, en développement personnel et en entreprenariat. Il a souhaité, au nom de l’AEEMB, que les séminaristes revisitent leur engagement au profit de la stabilité et de la prospérité de la mère patrie. Cette cérémonie d’ouverture aura également servi de cadre pour rendre hommage à nos Forces de défense et de sécurité qui font face «aux ennemis de l’ombre» pour assurer la sécurité du peuple.

Une projection a été faite sur le Centre culturel islamique de l’AEEMB en chantier jusque-là. Un chantier qui nécessite pour son achèvement, au-delà des contributions des militants de l’AEEMB, l’apport substantiel de plus d’un sympathisant. Les «douas» de fin de cérémonie ont été dits par le Secrétaire général de la section FAIB du Houet, Ahmad Sanogo.

Fatimata BELEM



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