Région cotonnière de Dédougou : Le DG de la SOFITEX dans les champs de coton

02/09/2019
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Le Directeur général de la SOFITEX, Wilfried Yaméogo a effectué du 28 au 29 août 2019, une tournée dans les champs de coton de la région cotonnière de Dédougou. De cette visite qui l’a conduit successivement dans les provinces du Mouhoun, de la Kossi et des Banwa, il ressort que la physionomie des plants est relativement bonne malgré l’installation tardive des pluies.

La tournée du Directeur général de la SOFITEX dans les champs, s’inscrit dans le cadre du suivi de la campagne cotonnière 2019- 2020. Cette visite de 48 heures dans la région cotonnière de Dédougou, a donc été l’occasion pour Wilfried Yaméogo de constater de visu l’évolution de la campagne cotonnière, d’échanger avec les producteurs de ces localités de Ouarkoye, Nouna et Solenzo et de s’enquérir des difficultés qu’ils rencontrent quotidiennement. Des difficultés, ils n’en existent, mais en plus de l’installation tardive des pluies, l’une des principales préoccupations soulevées par les producteurs de ces localités a trait aux attaques de chenilles légionnaires. A ce sujet, le DG de la SOFITEX assure que «toutes les dispositions ont été déjà prises avec la mise à la disposition des producteurs des insecticides pour faire face à ces attaques». Il a surtout invité les cotonculteurs à poursuivre les traitements phytosanitaires afin de protéger les plants de cotonniers contres d’éventuelles infestations.

Une bonne physionomie des plants

En dépit des difficultés rencontrées par les producteurs, la physionomie des plants de cotonniers est relativement bonne dans la région et leurs croissances actuellement au stade floraison/capsulaison se poursuivent normalement dans les différents champs. C’est le constat qui a été fait sur la parcelle de Wottien Bonzi dans le village de Dampan, dans la zone cotonnière de Ouarkoye. Ce producteur modèle qui a reçu en premier la visite du DG de la SOFITEX et sa délégation, exploite cette année un site de 15 hectares de coton. En plus du NPK et de l’urée, il a utilisé de la fumure organique pour augmenter son rendement. Pour cette campagne, il est attendu sur son site d’exploitation, une production totale de 22 tonnes de coton graine. A quelques kilomètres de Dampan, la délégation marque une halte dans le village de Dakuy, toujours dans la zone de Ouarkoye, pour visiter le périmètre agricole de Karim Traoré, un autre producteur modèle. L’exploitation de l’ancien président du l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) s’étend sur une superficie de plus de 16 hectares. Là également, l’accent a été mis sur la fumure organique pour augmenter le rendement et pour cette campagne agricole les prévisions de production se chiffrent à 35 tonnes. Des motifs de satisfaction ont été aussi relevés sur le site de production de Martin Diarra dans la commune de Sanaba précisément dans le village de Dio. L’homme de 44 ans qui dit avoir abandonné l’école dès la classe de CM2 pour se lancer dans la production du coton afin de sortir ses parents de la précarité y est parvenue. Au fil des années, il s’est imposé comme un producteur modèle dans la localité et face au N°1 de la SOFITEX il l’a dit:«si j’ai une réputation aujourd’hui, c’est grâce à la production du coton». Sa production annuelle oscille habituellement entre 10 et 20 tonnes, mais cette année il a la certitude de réaliser au moins 15 tonnes de coton graine. Lorsqu’on lui demande quel est le secret qui lui permet de réaliser ces exploits, il sourit avant de répondre en ces termes :«j’ai suivi les consignes des techniciens en respectant la dose d’engrais, les dates, le nombre et la dose de traitements phytosanitaires». C’est sûrement le suivi des conseils des techniciens de la SOFITEX sur le terrain qui a aussi permis à Gnimouni Dembélé d’être un producteur modèle de coton dans cette même localité. Idem pour Etienne Coulibaly dans le village de Daboura et pour Gnassan Traoré à Dissankuy. Dans cette localité située à quelques encablures de Solenzo, la délégation découvre un producteur modèle qui détient l’une des plus grandes superficies emblavées de la zone. Il totalise 28 hectares de coton repartis sur trois sites différents. Pour cette campagne, il compte réaliser plus d’une trentaine de tonnes de coton graine.

Plus de 156 000 tonnes de coton attendues

Partout où il est passé, le Directeur général de la SOFITEX a dit être émerveillé par la bonne physionomie des plants et pour lui, cela démontre à suffisance que le professionnalisme des producteurs est bien au rendez-vous. Il les a félicités puis les à encouragés à demeurer dans la dynamique de la relance de la filière coton pour permettre au Burkina Faso de reconquérir sa place de premier pays producteurs de coton en Afrique. Pour la campagne 2019- 2020 ce sont au total, 104 000 hectares qui ont été emblavés pour la culture du coton dans la région cotonnière de Dédougou. Des crédits d’intrants de l’ordre de 10,4 milliards de F.CFA ont été mis à la disposition des producteurs. Aussi, 2395 tonnes d’intrants céréales ont été également mis à la disposition de ces derniers parce que, explique le parton de la SOFITEX«nous sommes dans une logique de production de coton dont les assolements sont en rotation avec les autres spéculations agricoles dont notamment les céréales». Au moins 156 000 tonnes de coton sont attendues dans la région, soit un rendement minimum de 1,5 tonne à l’hectare. La SOFITEX vise un objectif de 500 000 tonnes de coton graine cette année sur l’ensemble des sept (07) régions cotonnières du pays.

Wilfrid Yaméogo, DG de la SOFITEX

«La campagne est très prometteuse. Les cotonniers sont chargés et la croissance se poursuit normalement. Toutes les opérations culturales ont été réalisées et aujourd’hui les parcelles se présentent bien. Le défi actuellement, c’est la poursuite des traitements phytosanitaires pour protéger les plants de cotonniers contre les attaques de chenilles. Parce que les mois de septembre et d’octobre sont les périodes propices pour les ravageurs. Nous avons demandé aux producteurs de rester vigilants par rapport à l’observation du parasitisme et au respect strict des traitements phytosanitaires. Si les producteurs suivent à la lettre ces conseils et si les pluies se poursuivent comme nous le constatons ces temps-ci, les récoltes seront bonnes dans la région».

Ousmane TRAORE


 



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