Issiaka Ouédraogo, président du CISAG : « Jusqu’à ce que la justice tranche, nous faisons confiance au ministre des Mines et des carrières, Oumarou Idani »

04/09/2019
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Le Conseil d'information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) et la Coalition des associations et Organisations de la société civile (OSC) étaient le 03 septembre 2019 à Ouagadougou face à la presse pour faire sa lecture de l’évolution du dossier «charbon fin». A cette conférence, le président du CISAG, Issiaka Ouédraogoa déclaré que: «jusqu’à preuve de contraire, le ministre des Mines et des carrières, Oumarou Idani est innocent dans cette affaire».

 

Le CISAG et la Coalition ont indiqué avoir rencontré les différents protagonistes du dossier charbon fin. Il s’agit notamment des acteurs institutionnels (ministère de la Justice et celui des Mines, la Direction générale des Douanes), des acteurs économiques (Essakane) et Bolloré. Le journaliste Ladji Bama, celui-là même qui a révélé l’affaire, a également été rencontré par ces Organisations de la société civile (OSC). A l'issue des échanges, le CISAG et la Coalition notent de réelles et persistantes divergences de vue entre d’un côté le journaliste et de l’autre une partie du gouvernement. Ces OSC ont également relevé des divergences profondes et inquiétantes au sein même du gouvernement entre d’une part le ministère de la Justice et celui de l’Economie par l’entremise de la Douane, celui des Mines ainsi que les differentes entreprises concernées (Essakane, Bolloré). Au regard des conclusions, le CISAG et la Coalition estiment qu’il n’y a pas eu de tentative de fraude et appellent l’opinion publique à respecter la présomption d’innocence, en attendant que la justice tranche. Néanmoins, la Coalition des OSC dit s'inquiéter de la cacophonie engendrée par cette affaire et pour l'image peu reluisante qu'elle donne au pays des Hommes intègres et l’attrait des investisseurs en termes de sécurité juridique des personnes et des biens. Selon Issiaka Ouédraogo, « il est nécessaire d’avoir une bonne approche qui combine à la fois, la recherche de bons débouchés économiques pour le pays tout en travaillant à satisfaire les populations qui doivent pouvoir bénéficier raisonnablement des fruits et des retombées de l’explotaion de leur sous-sol. Nous estimons que la crise actuelle engendrée par cette affaire de charbon fin nous a montré les limites de notre gouvernance minière dans le contexte burkinabè». Pour ce faire, il appelle l’opinion nationale au calme et à la sérénité. Et à ne pas céder à la provocation, d’où qu’elle vienne.

Aïcha TRAORE



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