On comprend pourquoi ce pays-là est comme çà !

05/09/2019
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Faut-il alors conclure que dans ce Burkina Faso post-insurrectionnel il y a encore des gens, surtout qui savent lire et écrire (qu’on peut considérer d’intellectuels) qui ne savent toujours pas ce qu’ils veulent ? À moins qu’ils ne fassent semblant. Sinon, comment comprendre qu’au moment où tout le monde réclame justice et la bonne gouvernance politique, administrative et économique, il y ait des gens qui pensent et disent haut et fort le contraire ? Même si leur soutien est de soutenir les actions du gouvernement, les membres du Conseil d’information et de soutien aux actions du gouvernement (CISAG) doivent apprendre ou réapprendre à le faire. S’ils ne peuvent pas soutenir le président de la Cour d’appel de Ouagadougou qui s’est saisi de cette affaire de charbon fin pour la présenter à la première audience du mois d’octobre, ils auraient tout simplement pu se taire. En attendant la fin du procès pour se prononcer et soutenir ainsi le ministre des Mines et des Carrières.

C’est assez symptomatique de voir des organisations de la société civile se comporter de la sorte. On ose croire que c’est à cause des personnes de ce genre que le pays-là est comme çà. Il faut que ça s’arrête.

Évidemment, tous ceux qui sont cités dans cette affaire bénéficient de la présomption d’innocence. Mais, pour mieux le prouver et être lavé de tout soupçon, ils doivent se présenter devant le juge pour répondre de ce qu’on leur reproche. La majorité des Burkinabè, conscients et responsables sont unanimes sur ce point. Certainement, y compris les accusés dont le ministre lui-même.

En effet, ils n’ont pas totalement tort ceux qui soutiennent que le problème du Burkina Faso, ce sont certains qui se disent intellectuels et qui, malheureusement par ignorance ou consciemment, font tout le contraire de ce qu’un intellectuel doit faire pour sa société. Même si les libertés d’opinion et d’expression sont reconnues et garanties par la Constitution et dans les faits, il faut être assez intelligent pour s’en servir utilement.

Le Burkina Faso est à un tournant si décisif de son évolution qu’il ne devrait pas y avoir de place pour les plaisantins. La situation est assez sérieuse pour des «jouisseurs» qui ne pensent que par leur ventre, viennent exposer dans la presse des déclarations aussi stupides. On veut la transparence, la justice, la bonne gouvernance, allons jusqu’au bout. Point final.

Dabaoué Audrianne KANI


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