Coopération Burkina Faso-République de Chine : Retour au pays après Pékin, Shanghai et Yiwu

06/09/2019
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Les Directeurs et rédacteurs en chef de médias burkinabé partis le 23 août en Chine pour des échanges d’expérience sont revenus au pays le dimanche 1er septembre 2019. Après les derniers échanges à Shanghai et à Yiwu. Un véritable périple.

On est donc rentré. En bonne santé après avoir parcouru les villes de Pékin (Beijing), Shanghai et Yiwu. Pour ce qui concerne Pékin, vous avez pu le lire à travers les précédentes publications. Mais en résumé, notons que la délégation a séjourné du 24 au 27 août à Pékin où elle a effectué des visites de lieux historiques et touristiques (place Tiananmen, Cité interdite, les Murailles de Chine, le stade Olympique le Nid, la piscine olympique, etc.). Elle a aussi eu des rencontres officielles au ministère des Affaires étrangères de la République de Chine, au China Media group, à l’agence de presse Xinhua, au département des affaires étrangères du Parti communiste chinois (PCC).

Shanghai, la capitale des finances et de l’économie

C’est dans la nuit du 27 août que la délégation est arrivée à Shanghai par le Train à grande vitesse (TGV). Une distance d’environ 1400 kilomètres parcourue en quatre heures de temps. (Ouagadougou est distant d’Abidjan par le train de 1 117 kilomètres). Shanghai est la capitale économique de la République de Chine. Tandis que Pékin est plutôt la capitale politique et culturelle. C’est tout à fait normal que le premier contact ait été avec les autorités municipales de la ville qui, au cours d’un déjeuner, ont expliqué l’important rôle économique et financier que le gouvernement chinois a confié à la ville de Shanghai et qu’elle réussit bien. Shanghai est donc la capitale économique et financière de la Chine où s’organisent régulièrement des manifestations d’ordre économique telles que la Grande foire de Shanghai à laquelle participent de grands groupes économiques et financiers et mondiaux.

Dans l’après-midi de ce 28 août, la délégation a été reçuepar le Shanghai construction group, qui est une sorte de société d’Etat spécialisée dans la construction d’infrastructures telles les stades, les immeubles, les ponts, les autoroutes et même industrielles tant en Chine que dans plusieurs autres pays à travers le monde.

Shanghai est aussi un important centre de recherche et de technologie. Aussi, les membres de la délégation ont eu l’occasion de visite un centre d’innovations technologiques dans le domaine de l’informatique, de la robotique, de la sécurité, etc. Les visiteurs ont eu l’occasion de se faire servir du café par un robot et assisté à des démonstrations de patrouille d’un robot.

Yiwu, la porte de sortie de la Chine

Avant de prendre la route (le TGV) pour Yiwu, la matinée du jeudi 29 juillet a été mise à profit pour visiter un vieux quartier où les membres de la délégation ont assisté à une séance de démonstration de consommation du thé en Chine. Ainsi, on retient qu’il existe en Chine plusieurs qualités de thé, avec chacune sa vertu thérapeutique. Immédiatement après cette visite, cap sur Yiwu à quelques 400 kilomètres de Shanghai. À leur arrivée, les patrons de presse burkinabé ont été reçus au centre de planification municipale de Yiwu. Là, il leur a été compté l’histoire de la ville. On retiendra que Yiwu est une jeune ville dont l’évolution a été très rapide du fait de sa position de ville d’exportation vers le reste du monde. Le marché de Yiwu compte par exemple 75 000 boutiques. C’est le plus grand marché de Chine. En 2018, ce sont 30 000 Burkinabé commerçants qui ont visité et fait des affaires à Yiwu. Quatre autres de nos compatriotes y résident et, selon le représentant de la commune, font de bonnes affaires dans le transit et la facilitation. Le lendemain, ce fut l’occasion de visiter l’un des blocs qui constituent ce gigantesque marché reliés entre eux par des tunnels.

Retour au pays

C’est le 31 août à 0h 05, comme prévu que la délégation a embarqué par vol ET685 pour le Burkina via Addis-Abeba où il était prévu une escale de trois heures de temps. Cette escale se révèlera un calvaire pour les passagers en direction de Ouagadougou. Avant d’embarquer, on apprend que le vol à destination de Ouagadougou sera retardé de six heures au lieu de trois. Arrivés à Addis le matin aux environs de six heures, heure locale, on nous signifie que la durée de l’escale est prolongée à 12 heures. On décide de nous loger dans deux hôtels différents dont l’un est baptisé « Beer Garden ». Où effectivement, on fait des parties de bière puisqu’il y est installé une mini-brasserie qui produit pendant que les clients consomment deux types de bière, la légère et la brune.

Le cheik-out était prévu pour 18 heures puisque le vol c’est à 20 h. Mais, par précaution nous avions décidé de quitter l’hôtel plus tôt. Mais, avant, on apprend que le vol a été reporté au lendemain à 6 h 45. Néanmoins, on décide d’aller voir. Sur tous les tableaux à l’aéroport, le vol était maintenu. Nous procédons aux formalités d’embarquement, comme il est de coutume. Finies les formalités, on rejoint le terminal 2, porte C7 et on attend l’heure de l’embarquement. À l’heure donc, les nombreux passagers à destination de Ouagadougou se mettent en rang pendant que le tableau affiche que le vol est « On Time ». Mais dans le poste, pas d’agent de contrôle. Puis, le tableau affiche que le vol a été annulé et reprogrammé le lendemain à 6 heures 45. Colère des passagers burkinabé et nigériens dont certains attendaient depuis un à cinq jours à l’aéroport d’Addis-Abeba parmi lesquels des pèlerins. Du coup, la tension monte ; des jeunes décident de bloquer toutes les portes. « No Ouaga, no flying », scandaient-ils. Désemparés alors que les passagers continuaient d’arriver, les gants de contrôle font appel à la police. Quatre éléments, excités comme s’il y’a longtemps qu’ils n’ont pas fait du maintien d’ordre, arrivent. Mais, face à l’engagement des passagers et prêts à toute éventualité, ils repartent calmement. Les négociations vont se poursuivre pendant plus d’une heure de temps. Enfin, on décide de laisser embarquer les passagers dont certains se rendaient à Entebe, à Rome, à Beyrouth, etc.

Le faux engagement

Ethiopian Airlines décide de payer à chaque passager 200 dollars américains. Mais, l’arrivée à Ouagadougou avec la promesse que le vol du lendemain est effectivement maintenu, plus le vol ordinaire de 10 heures. Les passagers ne croient pas au second vol. Ainsi, ils décident de passer la nuit à l’aéroport afin de maintenir la pression sur Ethiopian Airlines. À même le sol, dans des chaises en fer peu confortables, les passagers ont passé la nuit dans un froid glacial. Quelques rares chanceux ont eu des lits-pico. À l’heure (6h45), le vol est ouvert, l’embarquement débute dans une grande bousculade, car personne ne voulait être le dernier au risque de ne pas avoir de place. Finalement tout se passe bien et les passagers ont pu embarquer. Alors que l’avion devait observer une escale à Niamey, le pilote décide d’aller directement à Ouagadougou, sans doute pour se débarrasser très vite de ces passagers très dérangeants. On arrive enfin à Ouagadougou aux environs de 11 heures. Quel voyage ! Il semble que cette compagnie aérienne qui porte le nom de son pays, siège de l’Union africaine (Addis-Abeba est donc la capitale de l’Afrique) est coutumière de ce genre de comportements irresponsables.

Le lendemain, certains des passagers qui se sont rendus au siège de la compagnie à Ouagadougou pour se faire rembourser les 200 dollars n’ont eu que 100 dollars, car selon le représentant de la compagnie à Ouagadougou, « c’est comme ça chez nous ». Ce qui, selon certains habitués de ce genre de situation, est faux (nous y reviendrons).

Mountamou KANI

(De retour de Chine)



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