Le pluralisme à la burkinabè qui freine le progrès social

10/09/2019
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La République de Chine compte 1,4 milliard d’habitants avec seulement 8 partis politiques. Comme idéologie de gouvernance politique, les Chinois ont choisi ce qu’ils appellent le « socialisme à la chinoise ». Cette l’option idéologique, la classe politique pratiquement dans son ensemble l’a comprise depuis des décennies. Ce qui a permis de porter aujourd’hui leur pays au niveau de développements où il est : deuxième puissance au monde. La Chine compte 1,4 milliard d’habitants avec seulement 8 partis politiques dont le principal est le Parti communiste chinois. Les autres sont des partis consultatifs qui ne sont pas opposés au Parti communiste. En Chine, la classe politique a compris que si elle ne parle pas le même langage, le développement du pays ne pourra pas être assuré. Aux bons souhaits de certains dirigeants occidentaux. Et le peuple a aussi compris. Discipline, rigueur, travail bien fait, le respect du bien public, sont entre autres, les valeurs qui fondent aujourd’hui la nation chinoise. Tous ceux qui ont eu l’occasion de se rendre dans ce pays ont pu le constater. Alors que tout portait à faire de ce pays un désordre avec une telle population, les Chinois ont décidé autrement. Et les résultats sont là.

Le Burkina Faso, lui, compte 20 millions d’habitants. Avec 126 partis politiques et autant de contradictions. Et le peuple a compris et s’est engouffré dans cette polémique stérile qui ressemble plus à du désordre ou à de l’indiscipline à la fois intellectuelle, morale et civique. Si bien qu’à la moindre action, tout le monde a son mot à dire. Autrement dit, au Burkina Faso on n’est jamais d’accord même sur les questions de développement les plus évidentes. Malheureusement, tout commence toujours dans les rangs des hommes politiques.

Comment peut-on, dans un pays où les acteurs se battent effectivement pour le développement et le bien-être des populations avoir 126 façons de penser et de mettre en œuvre le progrès ? Ce n’est pas vrai ! Si ce n’est de la délinquance ou la course aux intérêts égoïstes, ce n’est autre chose. En outre, on a l’impression que certains de ces principaux acteurs du développement (je veux parler de la classe politique) n’ont aucune ligne de conduite. Seuls ce qu’ils peuvent gagner à chaque moment importe pour eux. Aussi, n’hésitent-ils pas à aller d’un parti politique à un autre en fonction que celui-ci soit au pouvoir ou aspire à le remporter. C’est égoïste, irresponsable et gravissime pour l’avenir de la jeunesse et de la nation.

On a envie de se poser la question de savoir quand est-ce que tout cela va prendre fin. Car, dans la marche de la nation vers le progrès, il va falloir qu’un jour ça change. Les grandes démocraties que nous singeons sont généralement construites sur deux grandes formations politiques. Aux Etats-Unis, en France, en Angleterre, en Allemagne, il y’a toujours deux partis politiques qui émergent et qui construisent soient ensemble, soit à tour de rôle la nation. Mais chez nous, l’instabilité est si chronique que personne ne sait les valeurs réelles sur lesquelles les acteurs politiques bâtissent la nation. Et avec ça on pense qu’on travaille pour le peuple ? Il est temps de changer de fusil d’épaule et de donner le bon exemple aux jeunes.

Denis Dafranius SANOU



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