Cancer du col de l’utérus : Une campagne de dépistage gratuit au profit des femmes journalistes

12/09/2019
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Les femmes journalistes ont bénéficié le 10 septembre 2019 d’un dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus. Initié par la Société des gynécologues du Burkina Faso (SOGOB) en partenariat avec Médecin du Monde, ce dépistage entre, selon le Professeur Ali Ouédraogo, dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus.

Faire de sorte qu’il n’y ait plus de cas du cancer du col de l’utérus dans le pays des Hommes intègres, tel est l’objectif recherché par la Société des gynécologues du Burkina Faso (SOGOB) et Médecins du Monde. C’est dans cette optique qu’ils ont organisé cette campagne de dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus au profit des femmes journalistes dans les locaux de l’hôpital Yalgado Ouédraogo. Cette campagne rentre en droite ligne de la vision de l’Organisation mondiale de la santé. L’OMS estime que le dépistage suivi du traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus est le moyen de lutte le plus efficace contre cette maladie. Qui demeure un véritable problème de santé publique. Cette campagne au profit des femmes journalistes selon le président de la SOGOB, Pr Ali Ouédraogo, visait non seulement à leur donner l’occasion de se faire dépister, mais aussi leur permettre d’être des relais pour porter l’information juste sur cette maladie au public.

A en croire, Linda Yaméogo/Traoré, trésorière et point focal du dépistage du cancer du col de l’utérus au niveau de Médecin du Monde, le dépistage permet aux femmes de ne pas avoir le cancer du col de l’utérus, car cette maladie ne survient pas brusquement. «C’est une infection causée par un virus HPV qui, à la suite, peut entrainer des lésions précancéreuses que seul le dépistage permet de détecter». C’est au bout de 10 à 20 ans que ces lésions peuvent se transformer en cancer. «Cela veut dire qu’on a un temps pour agir. Nous invitons les femmes à faire le dépistage chaque trois ans afin que s’il y a une lésion, qu’elles puissent être prises en charge pour éviter un cancer. Mais, il faut avouer que la situation est alarmante dans les zones rurales», ajoute-elle. Linda Yaméogo/Traoré a également tenu à clarifier que «trouver des lésions précancéreuses ne veut pas dire que vous avez le cancer. Ça veut dire que si on ne les prend pas en charge, dans 10 ou 15 ans, elles peuvent se transformer en cancer». Aux dires du président de la SOGOB, cette campagne de dépistage sera organisée chaque année afin de toucher le maximum de femmes de médias.

Aïcha TRAORE



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