Associations professionnelles et syndicats de l’économie informelle : Les commerçants se démarquent de la grève de l’UAS

13/09/2019
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La grève de l’UAS du 16 septembre 2019, n’enchante pas tout le monde. En effet, la coordination des associations professionnelles et syndicats de l’économie informelle pour la paix sociale au Burkina Faso a fait savoir sa position au cours d’une conférence de presse qu’elle a animé ce mercredi 11 septembre 2019 à Ouagadougou. La position du président de la coordination, Mahamadou Kouama et ses camarades est claire.

La coordination des associations professionnelles et syndicats de l’économie informelle pour la paix sociale au Burkina Faso, un regroupement de plus de 200 associations des commerçants ne sera pas de la partie pour la grève de l’Unité d’action syndicale. Ces responsables l’ont affirmé, ils se démarquent de ce mouvement lancé par l’UAS. Et ils avancent leurs raisons «vu la situation sécuritaire catastrophique de notre pays, vu la situation précaire que vivent les acteurs du secteur informel», la coordination trouve que cette grève est inopportune. C’est pourquoi elle lance un appel à «tous les commerçants en général et tous les acteurs du secteur informel en particulier à se démarquer de toutes actions visant à soutenir ces différentes manifestations syndicales du secteur public». Elle juge aussi ces manifestations inaperçues et demande aux syndicats au regard de la situation difficile que traverse notre pays à observer une trêve syndicale avec le gouvernement au moins jusqu’à la victoire de nos forces de défense et de sécurité sur les forces obscurantistes et barbares. Mahamadou Kouama ajoutera «nous sommes clairs, la situation actuelle ne nous permet pas ces genres d’actions. L’UAS peut grever, c’est son droit mais, nous disons que ce n’est pas le moment. Pour nous les commerçants, c’est quand il y a la paix qu’on a des affaires. Et Seydou Zagré enchaînera dans le même sens que son président en notant que «lors du coup d’Etat manqué, l’UAS a dit de fermer et on a fermé. Ceux qui doivent plus grever, c’est bien le secteur informel parce que ça ne marche pas. Nous disons simplement ce mouvement n’est pas opportun. Sur la plateforme revendicative de l’UAS, la coordination indique qu’elle a été informée par les secteurs affiliés à l’UAS. C’est pourquoi son président Kouama dit qu’ «il faut aller au-delà de droits et voir nos devoirs envers la nation». Leurs actions ne vont pas se limiter à la seule conférence de presse. Sur toute l’étendue du territoire national, ils vont animer des rencontres pour donner leur point de vue. Le président de la coordination Mahamadou Kouama conclura en disant: «Il faut qu’on éteint le feu avant de s’asseoir discuter».

Encadré

Les associations et syndicats des commerçants disent à l’UAS de mettre un peu d’eau dans son vin

A la suite de la Coordination des associations professionnelles et syndicats de l’économie informelle pour la paix sociale au Burkina, ce jeudi 12 septembre 2019, c’est au tour des associations, syndicats des commerçants et opérateurs économiques de faire entendre leur voix. Ce collectif que dirige El Hadj Moumouni Kaboré s’inscrit dans la même ligne que la Coordination. Ils appellent même l’UAS à mettre un peu d’eau dans son vin car disent-ils ce n’est pas le moment. Il faut que tous les fils et filles de ce pays puissent s’unir pour affronter l’ennemi commun qui est le terrorisme. Ainsi ils lancent un appel aux travailleurs en quête d’amélioration de leurs conditions de vie et de travail à observer une trêve sociale pour une évolution de la situation. Et au gouvernement ils demandent d’aller dans le sens du dialogue, de la réconciliation et de la paix pour un climat propice aux affaires et au développement économique. Depuis un mois, ce collectif rencontre ces membres, pour leur dire les conduites à tenir. Et par rapport à cette grève de l’UAS, il appelle ces membres à s’y démarquer.

Firmin OUATTARA



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