Le Président du Faso n’a pas tout dit à l’ONU

26/09/2019
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«En dépit du contexte sécuritaire difficile, le Burkina Faso a continué à assumer ses obligations internationales en apportant son soutien aux Nations unies pour aider d'autres pays frères à recouvrer la paix.

Ainsi, le Burkina Faso, qui compte parmi les grands contributeurs de troupes dans les missions de maintien de la paix est présent au Mali et au Darfour.

En Guinée-Bissau, nos troupes participent dans le cadre de la Force ECOMIB mise en place par la CEDEAO qui a permis d’assurer une certaine stabilité à ce pays frère, permettant pour la première fois qu’un Président de la République élu achève son mandat.

Par ailleurs des efforts sont faits pour accroître la contribution des femmes pour tenir compte du genre, dans les opérations de maintien de la paix des Nations unies ».

Extrait de la déclaration faite le 24 septembre 2019 à la tribune de l’Organisation des Nations unies. Mais, à y voir de près, Roch n’a pas tout dit. Car, en dépit de tous les efforts que fournit le Burkina Faso, la même communauté internationale ne se hâte pas pour l’aider, lui et les autres pays membres du G5 Sahel, pour lutter efficacement contre le terrorisme. Et ce, malgré les nombreux morts, nombreux blessés et nombreux dégâts matériels que cause ce phénomène qui, malheureusement, est en train de s’installer durablement dans la zone sahélienne. Qu’est-ce à dire ? Si ce n’est la non-assistance à des pays en danger, ça apparaît comme de la complicité avec les forces du mal. Surtout quand on poursuit avec Roch Marc Christian Kaboré, on se rend compte que c’est la même communauté qui a contribué à créer cette insécurité par la déstabilisation de la Libye et sa nonchalance à régler définitivement cette crise. Ce qui finit de convaincre que cette communauté n’intervient véritablement pour trouver des solutions que lorsque ses propres intérêts sont menacés. Ne le voit-on pas partout, dans les zones d’insécurité lorsqu’un ressortissant de ces pays dits puissants du monde y est enlevé ou tué ?

Au regard de tout ce qui précède, les pays africains et leurs dirigeants, leurs peuples doivent comprendre que leur salut ne viendra que d’eux-mêmes. Il n’y aura pas de honte à identifier, à discuter et à négocier avec nos frères africains que sont les terroristes dans nos pays pour trouver ensemble nos solutions à nos difficultés. Nous en avons, en Afrique et au Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie) les moyens de trouver des solutions aux préoccupations qui sont les nôtres actuellement. Il suffit de s’en donner les moyens. D’ailleurs avons-nous d’autre choix dans la mesure où on refuse de nous assister tout en sachant que nous ne sommes ni la cause ni à l’origine de ce qui se passe dans nos pays ?

La situation que traversent les pays de la zone sahélienne et qui peut véritablement constituer un handicap à son progrès, est une belle occasion et un tournant décisif dont il faut se saisir pour rebondir définitivement. Avec ceux qui veulent nous aider. Sans trop compter sur eux, s’il y en a encore.

Dabaoué Audrianne KANI



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