Établissement des CNIB : L’UPC plaide une subvention de l’Etat

27/09/2019
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Le parti de Zéphirin Diabré, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a animé une conférence de presse ce jeudi 26 septembre 2019. Il s’agit pour le parti du lion de lancer un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour subventionner l’établissement des cartes nationales d’identité. Le 4èmevice-président de l’UPC, Diemdioda Dicko,Moussa Zerbo, porte-parole du parti ont échangé avec les hommes de médias.

Pour l’UPC, dans un contexte marqué par l’insécurité, avec des populations déplacées et vivant dans la précarité, il est nécessaire de subventionner le coût de l’établissement de la carte nationale d’identité. La CNIB est un enjeu vital dans ce contexte de crise sécuritaire. C’est un document incontournable pour faire la preuve de sa nationalité. Parlant des statistiques, le directeur de l’Office national d’identification (ONI), Aristide Béré, note qu’au 31 août 2019, 10 millions de cartes nationales d’identités ont été délivrées et 8 millions sont déjà actives. Au regard donc du contexte sociaux économique, l’UPC suggère que le gouvernement avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, subventionne le coût de production de la CNIB. Le parti de Zéphirin Diabré souhaite que le coût de 2500 FCFA actuellement soit ramené à 500 FCFA. Pour le 4ème vice-président de l’UPC, Diemdioda Dicko, à partir du moment où la CNIB permet de circuler librement, c’est une priorité.«Actuellement si tu prends le car pour aller au Soum, si tu n’as pas de CNIB, on peut très facilement te confondre à un djadiste», affirme Diemdioda Dicko. Cette question d’établissement de la CNIB n’avait pas été posée lors du dialogue politique nationale. A ces échanges entre les partis politiques de la majorité et de l’opposition, ce sont les éléments de votation qui ont été discutés. Il faut comprendre, note Diemdioda Dicko, que la carte consulaire n’a pas été acceptée au Dialogue politique parce qu’elle n’est pas fiable et ne fait pas la preuve qu’un citoyen est Burkinabè ou pas. C’est un petit effort qu’on peut faire à l’endroit de ces populations qui vivent dans la précarité actuellement. En effet, note le 4ème vice-président de l’UPC, la CNIB n’est pas un luxe, mais nous permet de nous distinguer des autres. Pour Moussa Zerbo, les partis politiques ne peuvent pas intervenir financièrement dans la subvention de la CNIB.Selon lui, «notre rôle, c’est de sensibiliser et de mobiliser les populations». Et Diemdioda Dicko d’ajouter qu’il faut protéger le citoyen en lui donnant le document de base à savoir la CNIB. Il faut aussi à son avis, accompagner les indigents à se procurer cette pièce pas seulement pour les élections, mais pour la sécurité même des citoyens.

Firmin OUATTARA



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