Après les politiciens, la justice et l’éducation rentrent aujourd’hui

01/10/2019
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C’est la rentrée officielle des classes dans les écoles primaires et dans les établissements secondaires au Burkina. Élèves, enseignants et parents d’élèves reprennent le chemin de l’école pour neuf mois. De même, le monde de la justice retrouve leurs toges, leurs robes noirs et les prétoires. Ce, pour à peu près le même nombre de mois. Pour les deux catégories socioprofessionnelles, il y a de grands défis à relever parce que des questions importantes attendent des réponses adéquates et immédiates.

Au niveau de l’éducation nationale, il s’agira de faire face à une éducation de qualité, mais surtout une éducation pour tous et partout. Autrement dit, il sera une fois de plus question de faire face à la fermeture de nombreux établissements et écoles et au départ des enseignants dans les zones affectées par le terrorisme. La question du redéploiement des enseignants n’est sans doute pas la seule solution car, inéluctablement il y aura déficit d’infrastructures scolaires quand on sait que beaucoup de personnes, y compris les enfants scolarisés ou en âge de l’être, ont quitté les zones de terrorisme. À tous ces enfants, il va falloir assurer l’accès à l’éducation. Un autre défi, c’est celui des mouvements, grèves et autres revendications souvent intempestives du personnel de l’Education pour lesquels, il faut trouver des solutions. Autant le gouvernement doit faire des efforts, autant le personnel enseignant doit comprendre que sa responsabilité est engagée. Car, il n’est seulement du ressort du seul gouvernement d’assurer l’éducation, mais quand on peut soutenir le contraire parce que cela est inscrit dans la Constitution.

Au niveau de la justice, il y a également de grands dossiers qui attendent. Parmi ceux-ci, l’un des plus attendus est sans doute celui du charbon fin que le procureur général avait annoncé pour la première audience du mois d’octobre. Les Burkinabè attendent donc de connaître la vérité.

Ensuite, il y a le dossier des anciens ministres du dernier gouvernement de Luc Adolphe Tiao devant la Haute cour de justice. Comme pour le premier, ce dossier est également très attendus. Le procès du putsch manqué, dont le verdict a été rendu, sera repris dans la Chambre d’appel puisque les deux parties (le parquet militaire et les accusés) ont fait appel. Mais ce n’est pas tout car la justice doit être rendue au quotidien pour tous les Burkinabè. Là aussi, les Burkinabè attendent que leur justice soit plus rapide, transparente et surtout équitable. Un dossier et non des moindres, c’est celui de tueries de Yirgou pour lesquelles la justice semble se hâter lentement. Alors que les victimes et leurs parents attendent qu’on leur dise au moins qui a fait quoi et pourquoi? Ce sont autant de défis qu’ils faut relever pour que la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble tant chanter soient des réalités. Pour cela, chaque Burkinabè est appelé à jouer sa part de rôle. Comme dirait quelqu’un, si on meurt on meurt ensemble, si on doit survivre, on le fait ensemble.

Dabaoué Audrianne KANI



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