IUTS sur les indemnités et primes des fonctionnaires : «Annonce provocatrice et inopportune», Selon le CFOP-B

02/10/2019
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Le mardi 1er octobre 2019 s’est tenue à Ouagadougou, la conférence de presse hebdomadaire du Chef de file de l’opposition politique burkinabè (CFOP-B). Elle a été animée par les présidents, Alphonse Marie Ouédraogo de l’URD/MS, et Abdoulaye Arba du PMP.

La crise sécuritaire dans le Bam, l’annonce du Premier ministre concernant l’IUTS et le rapport 2018 du RENLAC sur l’état de la corruption sont entre autres, les sujets d’actualités traités par le Chef de file de l’opposition politique lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Cette rencontre a été animée par les présidents, Alphonse Marie Ouédraogo de l’URD/MS, et Abdoulaye Arba du PMP. En rappel, lors de la 3ème session du Bureau politique national (BNP) du MPP le 28 septembre dernier à Ouagadougou, le Premier ministre Christophe Dabiré, a fait des déclarations. Selon lui, à partir du 1er janvier prochain, l’Impôt unique sur le traitement de salaire (IUTS) sera appliqué sur les indemnités et les primes des fonctionnaires. Dans la forme, cette annonce, selon le CFOP-B, est provocatrice et inopportune. Alphonse-Marie Ouédraogo de l’URD/MS précise que «Cette sortie n’est pas de nature à adoucir le climat social. Dans le fond, l’IUTS est déjà appliquée aux indemnités et primes dans le secteur privé. Les syndicats ont demandé la suppression de cet impôt dans le privé, ce qui n’a pas été accepté jusque-là. Par contre, les indemnités et primes de la Fonction publique sont exonérées de fait de l’IUTS». Dans cette optique, l’opposition voudrait obtenir du Premier ministre des éclaircissements. D’abord, sa décision signifie-t-elle qu’il y aura une levée de l’exonération sur les indemnités et primes des fonctionnaires? Ensuite, cet impôt touchera-t-il le Fonds commun qui est aussi une prime? Enfin, combien cette mesure va-t-elle rapporter à l’Etat? Dans l’attente de réponses à ces questions, selon le CFOP-B, l’Etat est en difficulté financière, en partie du fait de la gestion chaotique du MPP et compagnie. Le RENLAC a rendu public le lundi 30 septembre, son rapport 2018 sur l’état de la corruption. Selon le classement, la Douane, la Police municipale, la Direction générale des Transports terrestres et maritimes (DGTTM), la Gendarmerie nationale, la Police nationale, l’Enseignement secondaire et la Justice sont les services où les pratiques de corruption ont été le plus décelées en 2018. «Pour nous, c’est assez inquiétant, vu que des corps militaires et paramilitaires figurent dans le top 10 de ce peloton. En effet, en pleine guerre contre le terrorisme, la corruption dans ces milieux devrait connaître une baisse», a relevé Alphonse-Marie Ouédraogo.

Jules TIENDREBEOGO



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