Actions publiques : Regards croisés de juristes et de politiques

04/10/2019
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Le Laboratoire de droit public et de sciences politiques a lancé ses activités ce jeudi 03 octobre 2019, par un colloque international sur le thème:«l’action publique: regards croisés du juriste et du politique». Ce colloque a été placé sous le parrainage de Domba Jean-Marc Palm, président du Haut-conseil pour le dialogue social.

L’université comme on le dit très souvent, est le «temple du savoir». Ce savoir ne doit pas être que théorique, déconnecté des réalités sociales. Ce temple doit être aussi le lieu de réflexions et d’analyses pour apporter des solutions aux grandes problématiques sociales. Il doit être le lieu de l’incubation. Pour contribuer de façon significative à la résolution des difficultés de notre société, l’université Ouaga II, indiquera son vice-président, Samuel Paré, s’est engagée dans le financement sur fonds propres de la recherche au titre de cette année 2019. Ce colloque, notera-t-il, permettra de porter un regard croisé et de mieux cerner les contours de l’action publique, de renouveler et de renforcer les savoirs sur la question. Plus concrètement, soulignera le parrain Domba Jean-Marc Palm, elle va apporter un plus qui permettra aux dirigeants ainsi qu’aux autorités de comprendre un certain nombre de choses qui vont guider leur prise de décision. L’action publique, pour le président du Haut-conseil du dialogue social, est un peu critiquée au Burkina Faso parce qu’il y a eu beaucoup de dysfonctionnements, malgré les efforts des uns et des autres. Il faut, insistera-t-il, une juste compréhension des choses. Pour le ministre de la Fonction publique, Séni Ouédraogo, par ailleurs membre du Laboratoire de droit public et de sciences politiques, à travers ce colloque, «nous voulons saisir l’opinion à marquer un arrêt sur une préoccupation majeure». Ainsi, dira-t-il, «la réflexion vise à saisir une problématique qui est universelle, celle de l’action publique». Puisque, dans la façon de concevoir l’Etat moderne occidental, on dit que le pouvoir appartient au peuple qui désigne des représentants. Et il continuera dans ses explications en ajoutant que: «une fois qu’il a désigné ses représentants, il n’a plus de souveraineté, sauf au moment des échéances électorales. Ceux qui ont été désignés, c’est eux qui gouvernent. Et pour gouverner, ils ont besoins de moyens d’actions. Ils vont prendre des décisions pour encadrer les mœurs, construire des écoles, des hôpitaux. On voit une certaine verticalité». Mais aujourd’hui, mentionnera-t-il, on voit que tout cela est remis en cause. Même si le président élu d’un pays prend une décision, on n’obéit pas automatiquement forcément. En ce moment pour pouvoir décider, il faut concilier, faire des suggestions, prendre des mécanismes assez souples pour inviter tout le monde à la table de discussion. Pour lui, dans ce contexte, on est obligé de créer des autorités publiques indépendantes et des autorités administratives indépendantes. Ainsi, le pouvoir politique se départit de ses missions. Par exemple, pour les affectations des agents publics on doit mettre en place une commission d’affectation avec les représentants des syndicats et même pour sanctionner, il faut mettre en place une commission de discipline. Ce sont tous ces faits que les chercheurs ont essayé de sonder et répondre à la problématique, à savoir le fait de démultiplier les autorités administratives indépendantes est-il efficace? Est-ce que le Haut-conseil du dialogue social ou la CENI arrive à travailler de façon efficace et efficiente?

Firmin OUATTARA



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