Education et insertion communautaire des talibés : « Dialogue et changement social » en fait son cheval de batail

07/10/2019
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Le Cadre de concertation des associations et ONG actives en éducation de base (CCEB), section du Houet a fait le bilan de ses activités. Présidés par une délégation venue de Ouagadougou, les travaux tenus au siège de l’association «Sirayiri» ont eu lieu le vendredi 4 octobre 2019.

Aliou Barry, point focal du Cadre de concertation des associations et ONG actives en éducation de base (CCEB) est le modérateur du jour. Juste après la phase introductive de la rencontre, il salue la présence de tous et particulièrement celle de la délégation venue de Ouagadougou. La rencontre de Bobo-Dioulasso était l’occasion pour tous les acteurs de faire le bilan provincial des activités menées. Il s’agit des jeux radiophoniques, des échanges avec des foyers ciblés des écoles coraniques et les partages d’expériences. Pour cette rencontre bilan, des maîtres coraniques, des enseignants, des responsables coutumiers et religieux…étaient au rendez-vous. Chacun a donné son avis sur les droits et les devoirs des enfants talibés. Du bilan fait par les acteurs du Houet, il ressort qu’il faut mettre l’accent sur la sensibilisation, que l’Etat s’implique d’avantage dans l’accompagnement des écoles coraniques (elles sont délaissées à elles-mêmes), qu’il y ait surtout un curricula pour harmoniser l’encadrement dans les écoles coraniques. Les acteurs invitent aussi l’Etat à continuer d’investir dans la réinsertion sociale des enfants. «Il y a plusieurs enfants de la rue, qui se promènent avec des boites pour quémander. Alors qu’en réalité, ils ne sont pas des talibés», reconnait Alioun Barry, point focal du Houet. Harouna Ouédraogo, chef de la délégation venue de Ouagadougou est satisfait non seulement de la mobilisation des acteurs du Houet, mais aussi de leur active participation aux échanges. Les difficultés mentionnées et les propositions faites ont été bien notées par la délégation. «Nous allons résumer les différentes préoccupations et suggestions, pour voir dans quelles mesures capitaliser les acquis pour que le changement social des talibés soit une réalité». Car, comme dit Djiguiba Diakité, fondateur d’une école coranique, «ces enfants sont des Burkinabè, ils sont une cible fragile. Il faut qu’on s’engage ensemble pour qu’ils soient des bâtisseurs de demain». Par ailleurs, il est satisfait des échanges menés, surtout des suggestions qui ont été faites pour qu’il y ait un regard plus humanisant sur les talibés.

Souro DAO



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