Rencontre Etat – secteur privé : Des engagements tenus

15/10/2019
00:00

La rencontre nationale Etat – secteur privé a lieu les 14 et 15 octobre 2019, à la Maison de la culture Mgr Anselme Tatianma Sanon de Bobo-Dioulasso. Sous la présidence effective du Premier ministre Christophe Dabiré.

Cette 2èmeédition a pour thème: «Stratégies d’intégration des entreprises burkinabè dans les chaînes de valeurs nationales, régionales et internationales». Mais, avant d’aborder le thème de la rencontre, le Secrétaire général (SG) du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MCIA), Boubacar Traoré, a fait le point sur la mise en œuvre des recommandations de la Rencontre nationale Etat – secteur privé (RNESP) 2018 et des deux sessions du comité de pilotage du Cadre de concertation et d’orientation du dialogue Etat-secteur privé (CODESP). Puis le ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré, est revenu sur les mesures prises par son département en vue de promouvoir le secteur privé.

De l’exposé de Boubacar Traoré, SG/MCIA et président du comité d’organisation du CODESP 2019, il ressort que 63 recommandations et engagements ont été formulés par le secteur privé et le gouvernement, dont 51 issues de la RNESP 2018 et 12 des deux sessions du comité de pilotage du CODESP. La situation d’ensemble est que 33,3% ont été totalement mis en œuvre, 43% en cours de réalisation et 25,7% n’ont pas fait l’objet de retour au CODESP par les départements ministériels. Ceux totalement réalisés ou en cours de réalisation sont relatifs entre autres, au renforcement des compétences des acteurs pour une meilleure participation aux activités de prospection et de promotion. A cet effet, l’APEX-Burkina a renforcé les compétencesl’endroit de 256 acteurs sur des thèmes liés au commerce international. En outre, 1045 artisans ont bénéficié de formation et 950 brigadiers formés en 2018 dans six métiers de l’artisanat.

S’agissant du renforcement du mécanisme de garantie en vue de faciliter l’accès des PME aux financements, une convention a été signée avec le Fonds de solidarité africaine (FSA) pour couvrir les risques liés au financement des projets des PME. Relativement à la catégorisation des marchés publics afin de favoriser l’accès des PME à la commande publique, le décret régissant les procédures d’attribution et d’exécution de la commande publique a été révisé en février 2019.

Dans le domaine de la lutte contre la fraude, la brigade mobile de contrôle et de répression de la fraude a été mise en place en juillet 2018. Le projet Back up solaire qui vise à permettre aux PME de bénéficier d’installation d’énergie solaire lancé le 24 février 2019, a rencontré franc succès.

Si la plupart des recommandations et engagements sont été totalement réalisés ou en cours de réalisations, certaines sont toujours en attente au niveau de certains ministères. Il s’agit notamment de la prise et la mise en œuvre de mesures pour soutenir le secteur du tourisme en difficulté, l’opérationnalisation du fonds minier.

Actions fortes en faveur du secteur privé

A entendre le ministre Harouna Kaboré, plusieurs mesures importantes ont été mise en œuvre par son département pour promouvoir le secteur privé. L’on peut retenir entre autres, de la couverture des 13 régions du pays par le CEFOR et l’ouverture de Direction régionale du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat dans les autres régions qui n’en étaient pas pourvues. Désormais, l’on peut rester chez soi et créer son entreprise. Une cinquantaine d’actes peuvent être ainsi délivrés. En plus de pouvoir rester dans sa région pour faire ces actes, il sera possible d’ici fin novembre 2019, même pour les Burkinabè de l’extérieur de pouvoir le faire par internet à travers le portail virtuel Porte d’entrée au Burkina Faso. Le nouveau code des investissements est plus attrayant et offre la possibilité à un plus grand nombre d’entreprises de bénéficier de ses exonérations et autres avantages. Avec la révision du décret relatif à la commande publique, désormais au moins 15% de la commande publique sera mise à la concurrence entre PME seulement. Pour valoriser les produits locaux, le gouvernement a décidé de labelliser certains dont le beurre de karité, le Faso Dan Fani, le chapeau de Saponé, les peaux et cuirs de Kaya. La commission nationale des marques collectives et des identités géographiques a été créée pour poursuivre ce travail pour d’autres produits. De même, le label Made in Burkina sera bientôt une réalité.

Aly KONATE

alykonat@yahoo.fr



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