Etat-Secteur privé, et pourtant ça bouge !

15/10/2019
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A écouter les discours prononcés à la cérémonie d’ouverture de la rencontre Etat-secteur privé, rebaptisée Cadre de concertation et de dialogue Etat/Secteur privé, et la satisfaction qui se lisait sur les visages des deux parties, on peut dire que ce cadre a produit des résultats. Et est encore sur le chemin d’en produire davantage. Surtout avec un ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré aussi engagé qu’il est.

«Tout est possible, puisque ça doit se réaliser au Burkina Faso, le pays où tout est possible», a-t-il lancé sous les applaudissements des opérateurs économiques.

En effet, pour le ministre Kaboré, le Burkina Faso a une histoire industrielle. «C’est ici au Burkina Faso qu’on fabrique des pneus; c’est ici au Burkina Faso qu’on a créé la Savana; c’est ici au Burkina Faso qu’on avait la Société industrielle du Faso (SIFA); c’est ici au Burkina Faso qu’on a fabriqué des piles; c’est ici au Burkina Faso qu’on a fabriqué des balles; c’est ici au Burkina Faso qu’on a fabriqué des boîtes d’allumettes…», a rappelé Harouna Kaboré avant de se convaincre en ces termes: «on doit et on peut faire la même chose, sinon mieux».

Pour cela, Harouna Kaboré a rassuré qu’aucune unité industrielle ne s’installera plus au hasard sur le territoire national. «C’est en fonction des réalités de la production dans les régions que désormais, les unités industrielles seront créées. Il ne faut donc pas s’étonner que dans les mois ou années à venir qu’on crée une unité de transformation de pommes de terre à Ouahigouya; une unité de transformation de tomates à Gourcy; une unité de transformation de tomate à Léo. C’est dans ces zones qu’on produit la pomme de terre et la tomate». A rassuré le ministre Kaboré. Pour ce qui concerne le coton, le ministre Kaboré a été on ne peut plus clair: «nous allons installer des unités de filature dans les zones de production et de transformation du coton».

Mais tout cela, prévient le ministre Kaboré, ne peut se faire sans l’engagement de l’Etat, mais également du secteur privé. Il faut donc se préparer à répondre à cette dynamique. Pour ce qui concerne la commercialisation des produits, Harouna Kaboré a prévenu qu’on ne peut pas être à la fois grossistes, demi-grossistes et détaillants. «Celui qui veut être à la fois grossiste, demi-grossiste et détaillant, nous allons l’aider à fermer son magasin de gros pour rester grossiste». Par ailleurs, a insisté le ministre, «nous avons écrit à plusieurs chancelleries pour leur dire que leurs ressortissants ne peuvent pas venir avec des produits en gros et les revendre en détail». «Ce n’est pas possible; nous ne l’accepterons pas», a-t-il insisté.

Les mesures prises pour sauver la SN-SOSUCO, la SN-Citec et la SAP Olympic sont revenues dans la présentation du ministre qui dit que ces meures sont salutaires puisqu’elles ont permis d’enlever les produits de ces unités industrielles. Pour cela, il a salué l’engagement des commerçants et dit que le mariage entre producteurs et commerçants doit être de raison. Comme quoi, si tout se passe bien, tout le monde y gagne son compte.

Dabaoué Audrianne KANI



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