Port sec de Bobo-Dioulasso : Une plateforme qui va doubler d’ici 4 mois

16/10/2019
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Le port sec de Bobo-Dioulasso a été inauguré le 22 janvier 2010. Son succès a encouragé la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a entreprendre les démarches en vue de son extension. Cela est désormais presqu’acquis. Puisque, le Premier ministre Christophe Dabiré a procédé au lancement des travaux à cet effet hier, mardi 15 octobre à Bobo-Dioulasso.

Le port sec de Bobo-Dioulasso, encore appelé BOBORINTER est une plateforme logistique multimodale sur 19 ha et comprend 6 zones principales: la zone sous douane, la zone du terminal à conteneurs, la zone de transit étranger, la zone hors douane, le centre de vie et la zone administrative. Cette première phase du projet Port sec de Bobo-Dioulasso a été financée par la Banque ouest africaine de développement (BOAD) à hauteur de 7 milliards FCFA. Avec les travaux d’extension de 21 ha et de réhabilitation qui viennent d’être lancés, la superficie de l’infrastructure passe de 19 ha à 40 ha. La BOAD met à nouveau la main dans la poche pour débloquer «5,710 milliards FCFA remboursable en 12 ans», précise Lassiné Diawara, président de la Délégation consulaire régionale (DCR) de Hauts-Bassins. Le reste du financement est assuré par Coris Bank International avec 2,5 milliards FCFA et Bank Of Africa (BOA) avec 1,5 milliard FCFA.

Objectifs largement atteints

Selon Lassiné Diawara, président de la DCR/Hauts-Bassins, après 10 ans d’exploitation, «on peut affirmer que les objectifs attendus du port (port sec de Bobo-Dioulasso: ndlr) sont largement atteints». Il en veut pour preuves: le bureau des douanes de Boborinter est parmi les 3 premiers bureaux de collecte de ressources au profit de l’Etat. Ses recettes sont passées de 38 milliards FCFA à l’ouverture du port à 116 milliards FCFA en 2018. Et l’on table sur 120 milliards FCFA en 2019. A ces recettes, il faut ajouter la TVA, l’impôt sur les bénéfices des entreprises, etc. En termes trafic, le volume des marchandises atteint qui était de 350000 t en 2009, il atteint aujourd’hui 1,5 million de tonnes.En plus, le port a permis la création de centaines d’emplois directs et indirects et contribue à réduire l’encombrement de la ville par les camions. Pour tout ce que le port apporte à sa commune, le maire de Bobo-Dioulasso, Bourahima Sanou a salué la CCI-BF, ses partenaires et l’Etat pour leur engagement dans la réalisation d’infrastructures structurantes comme ce port sec. Le président national de la CCI-BF, Mahamadi Sawadogo dans son discours livré par Pierre Célestin Zoungrana, et Lassiné Diawara, président de la DCR/Hauts-Bassins, ont sollicité du gouvernement, le bitumage de la voie de desserte du port et de l’exonération de la TVA dans le cadre de ces travaux d’extension et de réhabilitation. Si le Premier ministre a accédé à la première doléance, la question de la TVA sera examinée avant de donner suite. Le représentant de la BOAD a pris l’engagement de faire en sorte que les avis de non objection des partenaires techniques et financiers puissent s’obtenir dans les meilleurs délais.

Aly KONATE

alykonat@yahoo.fr



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