Simon Compaoré, président par intérim du MPP : «Des efforts sont faits pour que certains déplacés puissent rejoindre leur anciens sites»

16/10/2019
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A son siège national à Ouagadougou, le mardi 15 octobre 2019, le président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Simon Compaoré et ses proches collaborateurs ont animé un petit déjeuner de presse sur la vie du parti et l’actualité nationale.

Le petit déjeuner de presse, initié par la direction politique nationale du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a pris en compte les thématiques de la sécurité, des déplacés internes, le front social, les élections de 2020, le rejet de la demande d’autorisation des marches, le charbon et la vie du parti. Concernant la rentrée scolaire et l’insécurité, le président par intérim a relevé que le gouvernement travaille pour que des solutions soient trouvées afin que ces déplacés puissent libérer les salles de classes. Et des salles de classes sont en train d’être libérées au fur et à mesure grâce à l’accompagnement des partenaires. Il ajoute que des efforts sont faits pour que les déplacés puissent rejoindre leurs anciens sites. Pour le rejet de la demande d’autorisation des marches de certaines organisations, la direction politique nationale estime qu’on doit tenir compte du contexte sécuritaire actuel avant de prendre des mesures. «Quand on est responsable, on assume ses actes. Donc, si le maire décide qu’il en soit ainsi, nous sommes dans un Etat de droit, ceux qui estiment qu’il y a un abus d’autorité peuvent faire prévaloir leur prétention auprès des structures qu’ils connaissent très bien», a relevé Simon Compaoré. La question de savoir si le MPP conserve sa force d’antan, Simon Compaoré a indiqué «qu’il faut attendre que l’occasion se présente pour le démontrer. Comme tout parti politique, la cohésion au sein du parti est difficile, mais nous mettons tout en œuvre pour prendre les dispositions qui s’imposent pour que le parti puisse accompagner le Président du Faso et le gouvernement dans la mise en œuvre du programme présidentiel». Pour l’appréciation de la gouvernance du Président du Faso Roch Marc Chistian Kaboré, Simon Compaoré a noté que «Roch est dans nous et nous sommes dans Roch» avant de préciser que «Nous sommes ensemble et nous entendons l’accompagner. Il a hérité de certaines situations qu’il gère avec beaucoup de courage, et nous sommes à ses côtés jour et nuit. La gestion rencontre beaucoup de difficultés, mais nous n’avons autre choix que de procéder aux démantèlements des barricades qui sont dressés devant nous».

Jules TIENDREBEOGO

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