Collège d’enseignement général de Diébougou : Le torchon brûle entre le F-SYNTER et le Directeur provincial

22/10/2019
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Les militants de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER), section provinciale de la Bougouriba ont observé le 17 octobre un sit-in de 48 heures devant les locaux de la Direction provinciale des enseignements post-primaire et secondaire. Pour exiger l’annulation pure et simple d’une note d’affectation qu’ils qualifient de mutation-sanction.

Réunis devant le bureau de la Direction provinciale des enseignements post-primaire et secondaire, les travailleurs dudit ministère ont donné de la voix. Un mouvement d’ensemble à travers lequel ils ont exigé une résolution rapide d’un certain nombre de crises dans le Collège d’enseignement général.

Le SG du Syndicat, Denis Yaméogo explique:«Depuis l’année passée, nous sommes entrés en négociation avec les autorités et jusque-là, nous n’avons pas eu gain de cause». Puis il poursuit: «Je vais vous donner quelques exemples de faits graves dans le CEG. Dans un établissement secondaire, tout le monde sait que c’est le conseil de fin d’année qui balise le terrain pour l’année suivante». Mais dans ce cas du CEG, poursuit-il «quand on a fini de présenter le travail annuel et le personnel a interpellé le directeur pour lui dire comment préparer l’année suivante, il s’est énervé et a claqué la porte, partir en vacances et ne s’est inquiété outre mesure».

Plus longuement le SG Yaméogo explique: «les collègues sont aussi partis en vacances et au retour, ils ont trouvé qu’il a recruté tous les dossiers qu’il voulait. Quand les collègues lui ont demandé que la commission de recrutement puisse être assise afin de faire le point, il répondu que ce n’est pas la peine sous prétexte que le travail a déjà été fait. Par qui? Pas avec le personnel en tout cas! Alors les collègues ont dit que si c’est ainsi, ils ne peuvent pas prendre part au dépouillement. C’est à partir de là que la récente crise est née. Je précise qu’en plus de ce problème, d’autres petits problèmes se sont greffés jusqu’à ce que la situation se cristallise. Dans la résolution de cette crise le syndicat a rencontré le Directeur provincial des enseignements post-primaire et secondaire de la Bougouriba. Alors qu’il avait donné gage d’une résolution consensuelle de la crise, celui-ci a, au contraire fait un passage en force à travers des affectations que nous qualifions de mutations-sanctions.»

Sur la question, le Directeur provincial, Pibi Kaborése justifie :«mon objectif, ce n’était pas d’enlever pour enlever, mais c’est au moins remplacer ceux qu’on peut remplacer pour qu’au moins les cours puissent démarrer». «En fait, poursuit-il, à la rentrée administrative, les Syndicats sont venus me voir pour dire où on en était avec le problème. Je leur ai dit que ça tombe bien. Je suis sur le projet et comme vous êtes là, voici la situation. J’ai proposé de déployer cinq enseignants. On a même échangé sur les éventuelles destinations. Et ils m’ont dit qu’ils vont aller se voir, faire des observations et revenir. Ils sont revenus me dire que leur préoccupation, c’est le départ du directeur qu’ils veulent. Je leur ai dit qu’en tant que Directeur provincial, je n’ai pas cette possibilité d’enlever quelqu’un qui a été nommé par décret. Et même si j’avais cette possibilité, il fait suivre une procédure. J’ai ajouté que je ferai ce que je peux faire et on s’est quitté sur ces termes».

«Pendant que j’étais en train de travailler pour voir ce qui pouvait être fait, le 1eoctobre 2019, un groupe d’enseignants m’écrit pour dire qu’ils ne reconnaissent plus Monsieur Hien (le directeur actuel) comme leur directeur. Mais, en tant que premier responsable si des enseignants ne reconnaissent plus leur directeur, je vais les enlever et les mettre dans les établissements où ils vont pouvoir travailler. Parce qu’on ne peut pas bloquer l’établissement et laisser les élèves parce qu’il y a un conflit entre les professeurs et leur directeur».

Selon certains témoignages, le conflit qui oppose les professeurs et leur directeur au CEG de Diébougou est une mauvaise gestion de l’administration.

BBZ



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