Vérité relative : L’opposition joue-t-elle bien son rôle ?

23/10/2019
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Dans nos pays, on a coutume de tirer à boulet rouge sur le pouvoir en place. Le gouvernement n’a pas fait ceci, le gouvernement ne fait rien… Dans le cas du Burkina Faso, l’accompagnement de l’action gouvernementale par l’opposition n’est pas permanemment pressant. Très souvent, l’opposition réagit après que le gouvernement ait posé un acte. Elle réagit en fonction de l’humeur du peuple. Si la population désapprouve une décision du gouvernement, c’est à ce moment que l’opposition se fait entendre. Pour contraindre le pouvoir en place à prévaloir la bonne gouvernance, le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) doit savoir anticiper. Autrement dit, la bonne gouvernance doit venir de l’opposition qui est la première juge de l’action gouvernementale. Une des raisons fondamentales de la mise en place d’une opposition est cette surveillance de la gouvernance. Savoir contraindre les gouvernants à gérer le pays en fonction des attentes du peuple et non satisfaire un groupuscule. Si la modification de l’article 37 de la Constitution et la mise en place d’un Sénat n’ont pu se faire sous le régime Compaoré, c’est parce que l’opposition, appuyée par le peuple, a mené la lutte qu’il fallait. Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti au pouvoir aujourd’hui, reconnait la force d’une opposition politique, pour avoir participé au différentes luttes qui ont eu raison du Congrès pour la démocratie et le pProgrès (CDP) parti qui était au pouvoir. Aujourd’hui parti membre du CFOP, le CDP doit contribuer à l’animation efficiente de l’opposition. Toutes les interventions de l’opposition par rapport à la gouvernance ne doivent pas se limiter juste aux critiques négatives. Puisque le gouvernement travaille et il pose des actes qui méritent d’être salués par l’opposition. Une fois de plus, l’opposition est interpellée à pleinement jouer sont rôle pour accompagner le pouvoir en place. La situation actuelle du pays nécessite une cohésion nationale, une union des différentes couches sociales. Cependant, cette union ne doit pas empêcher l’opposition à jouer son rôle pour garantir une bonne gouvernance. Elle peut même faire des propositions de luttes contre ces forces du mal qui endeuillent permanemment le Faso. Des actions de soutien au Forces de défense et de sécurité ont certes été posées par l’opposition. Mais, force est de reconnaître que son action doit être permanente aux côtés du gouvernement. Il faut que des Burkinabè cessent de penser que seul le pouvoir en place doit faire face au terrorisme. Tout parti politique, qu’il soit du pouvoir ou de l’opposition, doit se sentir concerné par la lutte contre le terrorisme. Car, ceux qui meurent sont des Burkinabè qui ne sont pas forcément des militants d’un quelconque parti politique. Le CFOP est mieux indiqué pour faire comprendre cette situation, surtout à ceux qui jubilent chaque fois qu’il y a attaque terroriste.

Souro DAO/ daosouro@yahoo.fr



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