Attention, les terroristes ne désarment pas !

25/10/2019
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Comme s’ils s’étaient fixés une date et un objectif à atteindre, les terroristes depuis quelques temps ont intensifié les attaques. Notamment autour de Barsalogho. Comme s’ils voulaient faire de cette ville leur sanctuaire et sa région une zone conquise à l’image de Kidal au Mali. En tout cas, sans être spécialiste, des questions terroristes et de la guerre, on peut tout de même croire que c’est l’objectif que les terroristes se sont fixés. Surtout quand on observe les positions qu’ils attaquent, particulièrement dans cette zone. Alors que des populations étaient venues des communes environnantes pour se réfugier dans cette ville, aujourd’hui, elles sont obligées de la quitter pour Kaya ou d’autres destinations. Pour revenir quand? Nul n’est sait car, à Barsalogho, il y aura la bataille, si ce n’est déjà le cas.

En effet, les Burkinabè sont unanimes: le pays ne cèdera aucun centimètre de son territoire à qui que ce soit. L’armée et l’ensemble des forces de défense et de sécurité sont mobilisés pour cela. A leurs côtés, les populations engagées sont prêtes.

En effet, à sa prise de fonction alors que les premières attaques venaient d’avoir lieu, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré avait indiqué qu’on nous a imposé une guerre que nous remporterons, mais sur le long terme. Aujourd’hui, tout porte à croire qu’il en est ainsi. Car, si les forces de défense et de sécurité pouvaient, on ne parlerait plus d’attaques terroristes au Burkina Faso. Si le gouvernement pouvait, il y a longtemps qu’on ne parlait plus d’attaques terroristes au Burkina Faso. Dans leur ensemble, si les Burkinabè avaient les moyens de chasser ces gens-là hors de leur pays, ils l'auraient fait depuis longtemps.

Malheureusement, tous les efforts consentis jusque-là n’ont pas pu. C’est dire que, même si la lutte sera longue et que nous devrions être les premiers sur la ligne de front, il n’est pas exagéré de faire appel à des partenaires étrangers pour écourter les délais et limiter les dégâts. Il n’y a pas de honte à cela. Ça fait mal à des Sankaristes de savoir que le pays fait recours à des «impérialistes» pour le libérer. Mais, il faut savoir que les données sur la scène mondiale ont changé et qu’aucun pays, si puissant soit-il ne peut se suffire à lui-même. Autant le Burkina Faso a besoin de partenaires, autant ces mêmes partenaires ont besoin du Burkina. L’essentiel est que chacun puisse tirer profit de ce partenariat.

Aussi, faut-il reconnaître la lucidité du président Roch Marc Christian Kaboré qui a demandé à la France d’intervenir à travers la force Barkhane pour stopper les attaques terroristes. Si d’autres puissances, amis du Burkina veulent intervenir, il faut les accueillir à bras ouverts. Le Burkinabè, aujourd’hui persécuté ne cherche pas à savoir qui peut le libérer. Car, si par orgueil, plus on attend, plus les terroristes gagnent du terrain et plus difficile ce sera pour nous et nos partenaires de les déloger.

Dabaoué Audrianne KANI



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