Vérité relative : Politique, ces divisions qui compliquent la prise de Bobo

30/10/2019
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A l’orée de 2020, année électorale au Burkina Faso (présidentielle et législatives), les politiciens multiplient les actions pour rallier Bobo-Dioulasso à leur cause. La marche des organisations de la société civile contre des agents de santé en grève serait une des explications de cette course pour avoir la confiance de Bobo. Une autorité et non des moindres, serait le commanditaire de cette marche qui a eu lieu le vendredi 25 octobre 2019. Au fur et à mesure que les divisions se précisent au sein des formations politiques, mieux, les leaders locaux sont courtisés. Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti au pouvoir ne fait pas exception à cette règle. La rivalité entre Simon Compaoré, président du parti et Alassane Bala Sakandé, président de l’Assemblée nationale, divisent les militants du parti. Il y a ceux qui défendent la cause de Simon d’une part et d’autre part ceux qui ne jurent que par le nom de Bala Sakandé. Un fait non négligeable à Bobo, c’est aussi cette division au niveau des ressortissants du Nord. En matière de mobilisation politique à Bobo-Dioulasso, les ressortissants du Nord constituent une force non négligeable. Malheureusement ou heureusement, c’est selon, la mort de Salif Diallo a accentué la fissure qui était déjà ouverte au sein de cette communauté.

Du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parlons-en. Depuis que Salia Sanou et les siens ont été écartés, la scission au CDP Houet a continué de s’intensifier. Avec l’arrivée de la G33 dignité et l’entrée en ligne de la candidature de Kadré Désiré Ouédraogo, le CDP Houet est ondoyant. Dès lors, les attaques verbales et autres sorties sur le terrain ne font que compliquer la tâche pour Ouagadougou. Des divisions au sein d’autres partis politiques on en trouve à Bobo. Le Nouveau temps pour la démocratie (NTD) de Vincent Dabilougou ne dira pas le contraire! Du coup, ces divisions relancent la reconquête de Bobo-Dioulasso par ces politiciens qui ont toujours su exploiter cette cité.

C’est le lieu pour nous d’interpeller une fois de plus, les leaders politiques, de la jeunesse et des femmes à revoir leur façon de faire. Il semble que «si tu refuses de faire la politique, la politique te fait». Si tel est le cas, que les politiciens de cette ville songent au développement de la cité et non à leur seul développement. C’est pourquoi, ils doivent jouer les cartes autrement en 2020. Que tous ceux qui courtisent la cité, posent des actions concrètes avant de pouvoir espérer l’accompagnement de la cité. Ne dit-t-on pas que, «pour faire la politique, il faut en avoir les moyens»? Une chose est sûre, faire de la politique politicienne sans actions de développement concrètes, n’est plus d’actualité. Les jeunes de Bobo-Dioulasso sont de plus en plus conscients que les politiciens les exploitent plusqu’ils ne leur font bénéficier. Que tous ceux qui pensent qu’ils pourront conquérir cette cité facilement comme c’était le cas de par le passé, revoient leur stratégie. La bataille ne sera pas facile. A bon entendeur salut!

Souro DAO/ daosouro@yahoo.fr



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