Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage : Ses procédures expliquées aux entrepreneurs des Hauts-Bassins

05/11/2019
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La formation continue est une condition importante dans la compétitivité des entreprises. Pourtant, cette activité est le parent pauvre dans l’entreprise burkinabè. Pour améliorer cette situation, le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) a organisé une session de formation sur le sujet au profit des entrepreneurs des Hauts-Bassins à Bobo-Dioulasso, jeudi 30 octobre 2019.

«Formation continue et compétitivité des entreprises», c’est autour de ce thème que le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) a invité les entrepreneurs de la région des Hauts-Bassins à réfléchir. L’objectif étant de les sensibiliser sur le financement de leurs plans de formation par le FAFPA. Il s’est agi de communiquer sur les enjeux de la formation continue des salariés des entreprises; présenter les procédures de financement du FAFPA en matière de formation continue; et recueillir les propositions d’amélioration des procédures en vue de faciliter l’accès des entreprises aux financements du FAFPA. Habituellement, c’est le Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) qui collecte les Plans de formation des entreprises (PFE) pour les soumettre au Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage. Si un projet est retenu, le FAFPA accorde une subvention non remboursable à hauteur 87,5% du montant du projet. Les 12,5% restants sont à la charge de l’entreprise. Malgré cela, le constat est les entreprises burkinabè profitent peu de ce soutien. Cela est probablement dû à la méconnaissance de l’existence du FAFPA et de ses procédures; les difficultés des PME/PMI à satisfaire les procédures du FAFPA; les réactions souvent tardives du FAFPA; les difficultés dans l’identification des besoins de formation des entreprises. Et pourtant le FAFPA a été créé depuis 2003, à la demande du secteur privé. Le paradoxe est que ce même secteur participe au financement de la formation continue à travers la Taxe patronale d’apprentissage (TPA). Une TPA qui est de 3% de la masse salariale de l’entreprise, une masse de l’ordre de 8 milliards de FCFA/an. C’est donc avec raison qu’Abdoulaye Nabolé, le représentant le Vice-président du CNPB Lassiné Diawara, parrain de la rencontre, que l’Etat dote le FAFPA de ressources conséquentes pour faire «en sorte que les ressources humaines qui constituent un des leviers de la compétitivité des entreprises soient bien formées et reçoivent un perfectionnement adéquat». Et le Ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes (MJPEJ) et président de l’activité, Salifo Tiemtoré ne dit pas autre chose. Dans son discours livrés par le Haut-commissaire de la province du Houet, Lamine Soulama, il déclare: «Pour être performante, l’entreprise ne peut plus se satisfaire de salariés qui pratiquent une obéissance passive et se comportent en simples exécutants». Parce que le développement des technologies oblique le travailleur à mettre constamment ses connaissances à jour. «En 2019, 500 millions FCFA ont été mis à la disposition du FAFPA pour financer exclusivement les plans de formation des entreprises», précise Issiaka Kaboré du FAFPA.

Aly KONATE

alykonat@yahoo.fr



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