Appel de Manega : Barro Djanguinaba fait tuteur à Bobo-Dioulasso

06/11/2019
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Ce lundi 04 novembre 2019 a été un jour d’honorabilité à la demeure de Papa Djanguinaba Barro. «Papa» comme tuteur, comme l’ont appelé affectueusement et respectueusement tous les intervenants à cette occasion solennelle de son installation en qualité de premier répondant de l’Appel de Manega dans la deuxième ville du Burkina Faso.

«J’ai accepté!», telle est la réponse que le patriarche a donnée à la requête qui lui a été faite par ses hôtes venus de Ouagadougou. Des nombreux adhérents à l’Appel, Me Frédéric Titenga Pacéré, le Laarlé Naaba Tigré, de hautes personnalités gouvernementales toujours en activité ou actuellement à la retraite, dont des militaires de Haut Grade, des Présidents d’institutions ou encore des ecclésiastiques et autres personnalités religieuses: l’Archevêque émérite Anselme Titianma Sanon, le Pasteur Flavien Tapsoba (premier président de la CENI), le grand imam de Bobo, El hadj Siaka Sanou. Les interventions de Me Pacéré, du Laarlé Naaba, de l’Imam de Dioulasso-bâ et autres personnalités présentes ont loué l’homme sous différentes facettes de sa personnalité, fait des bénédictions, rappelé les valeurs fondamentales si chères aux Burkinabè et qui cimentent notre vivre ensemble. Ils ont surtout mis l’accent sur la bravoure burkinabè et l’intrépidité légendaire du combattant burkinabè, tout en exprimant avec grande sagesse la nécessité du pardon entre humains. Pardonner et se pardonner. Le doyen Djanguinaba, fort de ses 94 ans, toujours alerte de ses pieds et vif dans son esprit, a abondé dans le même sens. Il a demandé une minute de silence à la mémoire de nos soldats martyres de la lutte anti-terroriste avant de prodiguer des conseils avisés aux plus jeunes, «nos enfants, qui doivent être de ceux qui construisent et non détruisent». «Nous tous qui sommes ici présents avons pardonné et n’avons pas notre pied dans un conflit meurtrier! Partout où vous entendez qu’il y a du trouble, soyez de ceux qui arrangent, qui apportent des solutions», a-t-il conseillé ! Tout en s’impliquant au nom des anciens de l’Appel de Manega, «même si un père ne doit pas agir parmi ses enfants, mais agir avec eux!». La journée d’installation s’est achevée par un repas familial digne de ce nom, auquel tous ont pris part, dans le respect des classes d’âge comme on sait le faire en Afrique, une valeur partagée!

Sibiri SANOU



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