Semences paysannes : Une foire pour apprécier la diversité, l’importance et les qualités

21/11/2019
00:00

Le Comité ouest africain des semences paysannes (COASP) organise les 26, 27 et 28 novembre 2019 à Tenkodogo une foire ouest africaine des semences paysannes. Le président du comité, Richard Minoungou était face à la presse ce 19 novembre dernier à Ouagadougou pour parler de l'évènement.

«Échangeons librement et sauvegardons nos semences paysannes, nos savoirs et savoir-faire pour la souveraineté alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l'Ouest». C'est sous ce thème que se déroulera les 26, 27 et 28 novembre à Tenkodogo au Burkina Faso, l'acte IV de la Foire ouest africaine de semences paysannes (FOASP). Le choix de ce thème découle du constat qu'il est grand temps de braquer les regards sur les mécanismes par lesquels les entreprises semencières confisquent les droits des paysans sur leurs semences. Il faut préciser que la ville de Tenkodogo abrite cette Foire après celles de Djimini au Sénégal, de Nyéléni au Mali, et Niamey au Niger. Selon le président du Comité ouest africain des semences paysannes (COASP), Richard Minoungou, cette foire sera un espace d’échanges et de dialogues entre les organisateurs paysans, de la société civile, la recherche scientifique, les décideurs et les services techniques de l’Etat. Les échanges porteront sur les enjeux liés aux semences et la souveraineté alimentaire et nutritionnelle. Elle permettra aux participants de découvrir et d’apprécier la diversité. Et aussi, l’importance et les qualités des semences paysannes de l’Afrique de l’Ouest et de s’engager à les promouvoir. Des panels sur la contribution du système semenciers paysans à la souveraineté alimentaire, les ressources phylogénétiques et droit des agriculteurs et le renforcement des systèmes semenciers paysans marqueront cette rencontre de trois jours. Des semences de producteurs qui viendront de la sous-région et des 13 régions du Burkina Faso exposeront leur chef-d’œuvre. A l’issue de la rencontre sous-régionale, un processus dynamique sera engagé pour la construction d’une banque virtuelle de gènes et de semences paysannes. Plus de 2000 participants sont attendus. Ils viendront du Mali, du Sénégal, du Niger, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Togo, de la Guinée, du Tchad, de l’Afrique du Sud, de la France, de la RDC, de la Tunisie, du Brésil et des Etats-Unis.

Jules TIENDREBEOGO

Moussa Minoungou (Stagiaire)



93
Partager sur Facebook

B Commentaires - Soyez le premier à commenter -

Recherche

Derniers articles

S’ils ont pleuré, c’est parce qu’ils n’en peuvent plus

A Pama, les populations, majoritairement des femmes, ont marché et pleuré lundi 1erjuin 2020 pour demander le départ des Forces de défense et de sécurit...

03/06/2020

Lutte contre le terrorisme, on a touché là où il fait mal ?

Les attaques terroristes sont devenues récurrentes sur le sol burkinabè. En seulement 24 heures, le pays a enregistré deux attaques. La première a cibl...

02/06/2020

Prix du kilo de coton, ça ne pèse pas lourd

Les producteurs de coton du Burkina cèderont leur production à 240 F CFA le kilogramme. Contre 265 F CFA/kg la campagne 2019-2020 et 250 en 2018-2019.

01/06/2020

Portrait

Conseil des ministres

Vidéos





08:21:03