Insécurité, malgré tout le Faso reste débout et avance

18/11/2019
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Si les terroristes qui attaquent le Faso pour des raisons diverses (à en croire le ministre de la Sécurité) croient qu’ils vont faire fléchir ce peuple, ils ont «tiré à terre». Car, du début à aujourd’hui, et ce pendant quatre années, les Burkinabè ont compris le manège. Les opposer à tout prix les uns aux autres, déstabiliser le pays et occuper une partie du territoire, c’est l’objectif des terroristes. C’est pourquoi, ce peuple courageux, ayant tout compris, a pris la mesure de la situation et s’est adapté sur tous les plans.

L’armée qui n’a jamais été formée et préparée ni militairement ni matériellement à une telle guerre est obligée de s’adapter et de contrer les assaillants afin de sécuriser les populations. C’est son rôle et c’est ce que les Burkinabé attendent d’elle. Les populations elles-mêmes qui n’avaient jamais imaginé que des individus armés non identifiés pouvaient s’en prendre à elle sans raison valable et les massacrer, sont obligées de conjuguer avec ce nouveau phénomène. Heureusement qu’elles le font dignement, avec courage. La classe politique qui était jusque-là habituée aux déclarations purement politiciennes de conquête et de reconquête du pouvoir, a compris que la donne a changé. Les faits et gestes doivent changer si on veut que le peuple comprenne le langage. Heureusement que de ce côté aussi, on a compris. Si bien que, c’est engagée aux côtés du pouvoir, que l’opposition se bat contre ce nouveau phénomène. C’est dans la même veine qu’il faut comprendre les difficultés de la communication gouvernementale qui ne sait pas exactement qu’est-ce qu’il faut dire et qu’est-ce qu’il ne faut pas faire savoir. Car, le dilemme est de savoir ce que sera la réaction des Burkinabé si on leur dit tout. Dans le contexte actuel de guerre asymétrique, personne ne sait ce qui se passe exactement.

Heureusement que, malgré tout, ce peuple digne et compréhensif reste débout et avance. Le terrorisme, ce n’est pas de la faute du pouvoir en place. Même si on peut l’accuser de ne pas pouvoir y faire face. Là aussi, à la décharge de Roch et de son pouvoir, on peut dire qu’ils n’ont jamais pensé un seul instant qu’on pouvait leur imposer aussi longtemps une guerre qu’ils ne s’imaginaient pas. Même si dans des pays voisins comme le Mali et le Niger, le phénomène existait déjà. Il est donc indiscutable que Roch et les siens gèrent la situation telle qu’elle se présente à eux. Avec les moyens dont ils disposent. Ce qu’il convient de saluer, c’est la résilience de ce peuple. Le Tour du Faso a été organisé sans incidents. Le recensement général de la population et de l’habitation a débuté et se poursuit. Sans incident. Le processus d’organisation des élections présidentielle et législatives a été déclenché et se poursuit sur toute l’étendue du territoire national. Les Burkinabé iront donc aux urnes en 2020. Car, la vie ne doit pas s’arrêter parce qu’il y a du terrorisme. Jamais.

Dabaoué Audrianne KANI

 



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