Utilisation des produits chimiques dans l’agriculture : Le CES préconise l’adoption de méthodes alternatives

26/11/2019
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Pour le compte de sa 2ème session ordinaire 2019, le Conseil économique et social a, du 29 octobre au 25 novembre 2019, porté son analyse sur le thème «utilisation des produits chimiques dans l’agriculture au Burkina Faso: quels impacts sur la santé, l’environnement et le développement des filières de production». La clôture des travaux est intervenue ce lundi 25 novembre 2019, sous la présidence d’Animata Elisabeth Ouédraogo/Bancé, 2èmeVice-présidente.

En se penchant sur le thème de l’«utilisation des produits chimiques dans l’agriculture au Burkina Faso: quels impacts sur la santé, l’environnement et le développement des filières de production», le Conseil économique et social, soulignera la deuxième Vice-présidente, montre combien elle est au cœur de sa mission d’anticipation, d’alerte et de veille. Elle note que l’usage des produits chimiques, notamment les herbicides et les insecticides, initialement beaucoup plus réservé à certaines spéculations comme le coton, a pris une certaine ampleur ces dernières années au Burkina Faso. De plus en plus, les paysans les utilisent dans leur système de production en général. Ainsi, on estime à environ 356000 tonnes de produits chimiques importés au Burkina de 2010 à 2015 et 15000 tonnes de pesticides entre 2014 et 2018. Ces produits chimiques ont des effets sur la santé humaine, animale, mais aussi sur l’environnement. Au regard de l’ampleur des effets néfastes de l’utilisation de ces produits chimiques dans l’agriculture, les conseillers du CES préconisent que des actions fortes soient envisagées en vue d’inverser la tendance. A l’endroit de l’Etat, ils lui préconisent de mettre en place une structure nationale chargée de la coordination des actions de tous les acteurs intervenant dans la gestion des produits chimiques et la doter de moyens conséquents. Les conseillers recommandent aussi le renforcement des capacités des acteurs sur les règles d’utilisation des pesticides et sur l’adoption de méthodes alternatives. Aussi, souhaitent-ils un renforcement de la surveillance et du contrôle de l’importation, du transport, du stockage, de la distribution et de l’utilisation des produits chimiques en élevage et la mise en place d’un système d’appui conseil de proximité adéquat pour les utilisateurs des produits chimiques dans l’agriculture, l’élevage et les forêts. Comme l’indique Animata Elisabeth Ouédraogo/Bancé, «dans ce domaine, il semble que le risque zéro n’existe pas. Donc, il est urgent de repenser notre système de production pour en tirer le meilleur parti tout en minimisant les effets néfastes».

Firmin OUATTARA



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