Apaisement du climat social et lutte contre l’insécurité : Le CES jauge la contribution des leaders politiques et des OSC

27/11/2019
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Structure de veille, mais aussi d’anticipation, le Conseil économique et social compte jouer sa partition pour un climat social apaisé et lutter contre l’insécurité. Ainsi, à la suite de sa 2ème session ordinaire de l’année, il a organisé un panel ce mardi 26 novembre 2019 sur le thème: «Apaisement du climat social et lutte contre l’insécurité au Burkina Faso: quelles contribution des leaders politiques et de la société civile?» Ce panel a été modéré par la 2ème Vice-présidente du CES, Aminata Elisabeth Ouédraogo/Bancé.

 

Introduisant le panel, Aminata Elisabeth Ouédraogo/Bancé notera que la situation actuelle de notre pays recommande que des initiatives soient prises dans le sens de l’apaisement du climat social et de la lutte contre l’insécurité. Selon elle, «il faut qu’on se parle, qu’on discute et qu’on amène les gens à se parler et à faire des propositions pour notre bien être». C’est dans ce sens que le Conseil économique et social a organisé ce panel qui a regroupé 4 figures nationales connues à savoir, l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), le Chef de file de l’opposition politique (CFOP), l’Unité d’action syndicale (UAS) et le Secrétariat permanent des organisations non gouvernementale SPONG). Représentant l’APMP, Tambi Kaboré dira que cette conférence doit permettre d’esquisser des solutions à la situation dans laquelle se trouve notre pays, dominée par la fronde sociale, le terrorisme et l’incivisme. Paraphrasant le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré il dira: « quand la nation est menacée, la question du pouvoir est secondaire». Il fait le constat que tout est au ralenti et les attaques terroristes ont rendu difficile le déroulement du programme du président du Faso. Pour Bassolma Bazié, représentant l’UAS, il faut arrêter de se mentir, le politique induit beaucoup d’acteurs sociaux en erreur.La situation que nous traversons est une faillite institutionnelle, tant au niveau politique, économique que social. Pour Roukiatou Ouédraogo du SPONG, la situation actuelle du Burkina Faso est la résultante de plusieurs facteurs endogènes et exogènes.

Leaders politiques et société civile proposent

Pour le représentant du CFOP, Amadou Diemdioda Dicko, face à ce drame que vit notre pays, l’unité nationale s’impose. Il s’agit pour lui d’aller vite à la réconciliation nationale qui doit aboutir au retour des exilés politiques. Il faut, selon Amadou Diemdioda Dicko, réduire le train de vie de l’Etat et dépolitiser l’administration. Il faut aussi former et équiper les forces de défenses et de sécurité. Et que le gouvernement change sa façon de communiquer. Pour les partis de la majorité présidentielle, il faut poursuivre les actions du Haut-conseil pour la réconciliation et l’unité nationale et du Haut-conseil du dialogue social. Ces actions permettront d’aboutir à une véritable réconciliation. Ils suggèrent aussi l’application des recommandations sur la mise à plat des rémunérations des agents publics. L’APMP recommande le renforcement des efforts de sécurisation des zones menacées afin de favoriser le retour des populations et de la gouvernance tout en continuant les efforts de création d’emplois en faveur des femmes et des jeunes. Selon Roukiatou Ouédraogo du SPONG, pour endiguer cette situation il est impératif d’instaurer une trêve sociale sincère entre l’Etat et les acteurs sociaux et avoir une synergie d’action pour ne pas créer des contre performances. Pour elle, il faut arrêter les assassinats ciblés, garantir au peuple la sécurité, faire partir les bases et forces militaires étrangères de notre pays.

Firmin OUATTARA

Moussa MINOUNGOU (Stagiaire)



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