Gouvernement/syndicats, reprenez et discutez franchement

04/12/2019
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C’est une bonne chose de savoir que sur initiative du Premier ministre, le dialogue gouvernement/partenaires sociaux pourrait reprendre avant la fin de l’année 2019.C’est ce qui est ressorti après une rencontre que Christophe Dabiré a accordée à l’Unité d’action syndicale ce lundi 2 décembre au Premier ministère. Audience au cours de laquelle il a été remis à Bassolma Bazié et à ses camarades un «certain nombre de documents à examiner parmi lesquels, des textes retraçant l’historique de l’UITS, des documents sur les discussions des travaux de la commission bipartite, du communiqué final qui a été signé et les propositions du gouvernement en matière d’application de l’UITS». Il appartient désormais aux syndicats d’examiner «très rapidement» ces documents afin de donner une suite au dialogue.

Dans ce contexte déjà bien difficile pour le pays, initié un dialogue direct avec les partenaires sociaux en vue de trouver des solutions à leurs préoccupations est une preuve de bonne foi du gouvernement qui entend ainsi, à chaque fois qu’il le peut, consentir des efforts pour les Burkinabè. En même temps, c’est une occasion qu’il donne aux Burkinabè de se parler. En outre, au moment où la cohésion sociale et le vivre-ensemble sont menacés, le gouvernement montre la voie qu’il faut se parler, qu’il faut dialoguer. Car, c’est dans la concertation permanente qu’on peut mieux se comprendre et trouver des solutions qui satisfassent tout le monde.

Seulement, un dialogue ne peut être porteur que si les deux partenaires sont disposés. Autrement dit, que ce soit le gouvernement ou les partenaires sociaux, chacun doit être sincère dans ce qu’il propose et compte faire. Car, dans un partenariat autant on peut gagner, autant on peut perdre. Aussi, les positions radicales ne doivent, à priori, prévaloir si vraiment les intentions des uns et des autres sont de trouver des solutions. Il est de notoriété que le gouvernement, dans son rôle premier est de travailler à assurer un bien-être aux Burkinabè. Dans tous les domaines. De leurs côtés, l’un des rôles des syndicats est de défendre les intérêts de leurs membres afin d’améliorer leurs conditions de vie et de travail. Finalement, on se rend compte que les deux ont les mêmes missions. Si bien qu’en bons partenaires, ils devraient pouvoir s’entendre sur l’essentiel.

Les Burkinabè attendent impatiemment que ce dialogue qui est en vue ait effectivement lieu et qu’à l’issue des conclusions consensuelles en sortent. Le pays a assez souffert des grèves et autres mouvements sociaux qui ont paralysé l’économie et le développement d’une façon générale. Le gouvernement, certainement, ne peut offrir que ce qu’il possède. Les syndicats non plus ne sont pas obligés de prendre tout ce qu’on leur accorde. Mais, le plus important dans tout cela, est que le partenariat gouvernement-syndicats soit rétabli, que les intentions soient les meilleures possibles et que le pays puisse avancer dans l’intérêt de tous. Pour qu’au finish, ce soit le Burkina Faso qui gagne dans la sincérité et la vérité.

Dabaoué Audrianne KANI

 



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