Protection du sous-bassin du Kou : Les populations de Koumi sensibilisées aux bonnes pratiques

09/12/2019
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Le Comité local de l’eau du sous-bassin versant du Kou (CLE Kou) était dans le village de Koumi hier, dimanche 8 décembre 2018. La raison: s’entretenir avec les populations de la localité sur les mauvaises et bonnes pratiques pour la préservation de la ressource eau et le principal cours d’eau, le Kou qui traverse le village.

 

Pour l’occasion, la foule composée majoritairement de femmes et d’enfants, est sortie nombreuse dans la cour de l’école primaire publique qui a abrité l’activité. Les notabilités coutumières ont pris l’activité avec grand intérêt, car elles savent ce qu’était la rivière Kou il y a moins de cinquante ans. Le cours d’eau s’est beaucoup dégradé en si peu de temps, que toute action qui vise à le porter, est accueillie les bras ouverts.

Après les salamecs d’usage, Alizéta Dabiré née Wandaogo, Secrétaire générale (SG) du CLE Kou, a d’abord sondé le public sur ses connaissances sur ledit comité et fait une présentation de sa structure. Elle a ensuite présenté brièvement les activités menées par le CLE Kou, mentionné d’autres structures qui travaillent à la préservation du Kou comme les Agences de l’eau des Cascades et Mouhoun.

Une fois le décor campé, appuyée par les autres membres de la délégation et du Comité villageois de développement (CVD) de Koumi, la SG du CLE Kou s’est attardée sur les bonnes et mauvaises pratiques en matière de protection et préservation de la rivière et des ressources en eau. Ainsi, il a été rappelé aux producteurs agricoles qu’ils sont pour la plupart, qu’il faut une bande de servitude (distance) d’au moins 100 mètres entre la berge et le bord du champ. Il ne faut pas non plus couper le bois dans cette bande et jeter les branches dans la rivière. Celles-ci peuvent constituer un barrage, et provoquer des inondations, photos à l’appui. Il a aussi été expliqué la nécessité d’ouvrir des pistes à bétail pour éviter que le cheptel ne dégrade les berges de la rivière… Suite aux explications de la délégation, parole est donnée au public pour d’éventuels éclairages. Les intervenants sont unanimes, ils ont vu l’état de la rivière Kou se dégrader sous leurs yeux, impuissants et inquiets. Alors que «l’eau, c’est la vie», comme le dit un adage. D’où la nécessité de la préserver.

Suite aux échanges, un jeu-concours a été organisé. L’on pose des questions aux candidats. Les réponses aux questions ont été données pendant les interventions de la délégation du CLE Kou. Un peu plus d’une vingtaine de candidates et candidats sont inscrits. Cinq d’entre eux trouvent la bonne réponse à la première question. Ils sont retenus pour la suite. La deuxième question a permis de retenir 5 autres parmi les autres. Ce sont les dix qui vont poursuivre la compétition jusqu’à la finale. Eliane Sanon et Oumar Sanou s’affrontent en finale. Et c’est la première citée qui sort gagnante. Elle remporte un fût en plastique, 2 sceaux, 5 savons et 1 tee-shirt. Le finaliste, Oumar Sanou s’en sort avec 2 sceaux, 3 savons et 1 tee-shirt. Du 3ème au 5ème: 3 savons, un sceau, un tee-shirt, chacun. Du 6ème au 10ème: 2 savons, un sceau, un tee-shirt chacun. Tous les autres participants ont reçu chacun un savon. Des prix spéciaux ont été donnés au chef de village, au chef coutumier, au plus âgé et au plu jeune à la séance de sensibilisation, à l’école où a lieu l’évènement, ainsi qu’au bureau CVD de Koumi. Les réponses au jeu-concours montrent que le public était attentif et est reparti bien outillé pour mieux protéger et préserver la rivière du Kou et les ressources en eau du sous-bassin versant éponyme. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme Gestion intégrée des ressources (GIRE) en eau incluant le respect des droits humains et le genre, avec l’appui financier de l’Union européenne.

Aly KONATE

alykonat@yahoo.fr



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