100 ans du Burkina, que du chemin parcouru !

10/12/2019
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« Cent ans de la création du Burkina Faso : devoir de mémoire et engagement patriotique en vue de la consolidation de l’État-nation ». C’est sous ce thème que le Burkina Faso célèbre demain à Tenkodogo, l’anniversaire de son accession à l’indépendance.Comme l’indique le thème de la célébration, les festivités du 11 décembre coïncident cette année avec le centenaire de la création de notre pays. Pour l’occasion, le peuple va marquer une halte pour faire une introspection sur son passé et réinventer son futur. De la Haute-Volta au Burkina Faso, le Burkina Faso a connu des périodes sombres, mais également des périodes glorieuses de son histoire. Les régimes politiques qui se sont succédés ont fait chacun en ce qui le concerne ce qu’il pouvait. Malheureusement, sans la vision Nation.

Aussi, entre la mauvaise gouvernance et le manque de volonté politique, cent après, notre pays se trouve à la croisée des chemins. Sur le plan du développement, certes des acquis ont été engrangés pendant ce siècle, mais le plus gros du boulot reste à faire. C’est-à-dire qu’il y a encore du chemin à faire pour atteindre «la terre promise». Sur le plan économique, l’affairisme, la corruption, le népotisme et les petits arrangements entre copains politiques ou non ont pris le dessus. Cent ans après, c’est le petit boutiquier du quartier qui paye l’impôt alors que l’opérateur économique ou encore de l’entrepreneur qui engrange plus de sous est intouchable. Sur le plan politique, il y a aussi du chemin à faire pour atteindre notre maturité politique. La politique a divisé les Burkinabè. Des voisins ne se parlent plus à cause de la politique. Des frères et sœurs ne s’adressent plus la parole parce qu’ils ne partagent pas la même opinion politique. Cette situation a eu des répercussions négatives sur le vivre ensemble. Et cent après, les Burkinabè sont plus que jamais divisés. La commémoration du 11 décembre 2019 doit marquer un nouveau départ. Du simple citoyen aux plus hautes autorités, chaque Burkinabè, quel que soit son rang social, doit s’engager pour un nouveau contrat social.

Mais tout cela n’est qu’une volonté politique. Roch a l’occasion de rentrer définitivement dans l’histoire politique du Burkina. Mais, il lui revient, avec ses soutiens de savoir choisir la porte d’entrée. Il ne sert à rien de parader sans proposer et convaincre le peuple que le chemin à emprunter pour son bien-être c’est celui-là. C’est tout simplement ce que les Burkinabé attendent de ceux qui ont choisi de les diriger. N’est-ce pas?

Ousmane TRAORE



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