Mutilations génitales féminines : Le GALOP sensibilise les populations du Centre-Est

12/12/2019
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Dans le cadre des festivités marquant la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso et le centenaire du Burkina Faso, le Groupe d'action de lobbying et de plaidoyer (GALOP), en partenariat avec le comité d’organisation du 11-Décembre a organisé le 10 décembre 2019 un panel, entre autres, sur l’élimination des mutilations génitales féminines (MGF). Il a été présidé par Sika Kaboré, épouse du chef de l’État.

 

Sensibiliser et informer les populations du Centre-Est sur les pratiques et les conséquences des mutilations génitales féminines, les mariages des enfants sur la santé des filles et des femmes, tel était l’objectif du panel organisé par le Groupe d'action de lobbying et de plaidoyer (GALOP) à Tenkodogo dans le cadre des festivités marquant la célébration du 11-Décembre 2019. Pour la présidente du GALOP, Sika Kaboré, les pratiques des mutilations génitales féminines et les mariages précoces des filles entravent la santé d’environ 52%. Selon Mariam Lamizana, présidente de l'ONG Voix de femme, malgré les lois qui répriment et des sensibilisations, le phénomène persiste. A l'en croire, il faut un changement de comportement qui ne s’opère malheureusement pas du jour au lendemain.

Pour cela, en plus du gouvernement et des acteurs de la société civile, toute la communauté entière doit s'y mettre pour aboutir au résultat zéro Mutilations génitales féminines. Aux dires de Mariam Lamizana, cette pratique au niveau de la population recule par rapport à l'ampleur. En effet, sur le nombre des femmes en âge de procréer,«on a l’impression qu'on n'a pas fait grande chose parce que dans les 75%, on se retrouve toujours à 63% pour la tranche d’âge de 15 à 49 ans». Cette impression s’explique, de son avis, par le fait que «si les enquêtes prennent les mêmes groupes d’âges pendant un certain temps, alors que si on veut se rendre compte de la régression de la pratique, il faut aller vers la petite tranche d’âge de 0 à 15 ans. A ce niveau, les statistiques donnent 11,3%». A noter que le GALOP est un groupe de personnes parmi lesquelles des épouses d’autorités nationales qui sont engagées dans cette lutte.

Aïcha TRAORE



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